Union départementale des CCAS de l’Aisne, quand le local inspire le national

Publié dans le numéro 3594 par

 

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

La présidente de l'Union nationale des CCAS a souhaité porter au niveau du national la réflexion engagée au cours de ce congrès de l'Aisne.

La présidente de l'Union nationale des CCAS a souhaité porter au niveau du national la réflexion engagée au cours de ce congrès de l'Aisne.

Devant « la grande famille du social » réunie à la Maison de la culture et des loisirs de Gauchy à l’invitation de l’Union départementale des CCAS, Joëlle Martinaux, présidente de l’Union nationale, n’a cessé de le marteler : | il est nécessaire de « lever toutes les barrières », de « faire tomber les remparts », de « favoriser les initiatives locales qui vont dans le bon sens » pour faciliter l’accès à l’emploi des publics fragiles ou dépendants.

« Décloisonner », « travailler en concertation, en complémentarité, en cohérence », « formaliser les partenariats souvent liés à des hommes »… la question « du mieux travailler ensemble » est régulièrement revenue dans les interventions.

Concrètement cela veut dire partager les questionnements mais aussi les analyses, les statistiques, les diagnostics effectués par chacun des partenaires, de croiser les informations afin d’identifier au plus juste les besoins sociaux et les zones en difficultés du territoire. D’autant, ont insisté certains partenaires, que de nouveaux publics frappent à la porte du RSA : jeunes diplômés, personnes âgées, agriculteurs, indépendants, gens du voyage…

« Consolider chaque étape du parcours »

En avant-propos, la présidente avait évoqué les sujets d’actualité dont l’avenir des CCAS : « On ne peut pas supprimer les CCAS, c’est la porte d’entrée de ceux qui n’osent pas aller parler même parfois aux élus. » Répondant aux propos du sous-préfet, Jean-Jacques Boyer, sur la question « du lien entre l’action sociale et l’intercommunalité », la présidente a préconisé la mise en place d’une organisation définie « en fonction du territoire et de ses spécificités ». Plusieurs structures du département ont porté témoignage de chantiers d’insertion mis en place sur les territoires et portés parfois par le CCAS. La présidente a fortement insisté sur un point : « Aussi valorisant soit le travail effectué par des bénéficiaires d’un chantier d’insertion » – et la présentation en images du travail de restauration des sites de Thiérache par la vice-présidente du PLIE des trois Rivières, Dominique Van Eslande l’a prouvé – si le chantier d’insertion ne connaît pas de suite, la personne court le risque de « dégringoler » de nouveau. Comment dès lors garder le bénéfice d’un chantier d’insertion ? Joëlle Martinaux juge indispensable « de consolider chaque étape » du parcours de la personne accompagnée et par conséquent de travailler ensemble afin « d’éviter toute rupture ».

Graziella BASILE