PIM@TEC, la nouvelle ère de l’agriculture

Publié dans le numéro 3596 par

 

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La future plate-forme PIM@TEC, financée à 50% par la Région et à 50% par le CETIM.

La future plate-forme PIM@TEC, financée à 50% par la Région et à 50% par le CETIM.

C’est une première en France. La Picardie a présenté officiellement son nouveau centre international d’innovation en matière d’agro-machinisme, PIM@TEC, un investissement de 20,5 millions d’euros. Ce dernier est également soutenu par le Cetim, qui en est le maître d’Tmuvre, ainsi que les industriels GIMA (fabricant de vitesse pour tracteur) et AGCO- Massey Fergusson à Beauvais. Ce centre va réunir les meilleures technologies du monde, dont des bancs d’essais ultra sophistiqués. Le but ? Concevoir les machines de demain, dans un contexte où il faudra nourrir quelques 9 milliards de personnes d’ici à 2050, et donc revoir notre actuelle agriculture. Dans ce sens, la Picardie est une région pionnière en la matière : le pôle IAR et le pôle i-Trans forment, avec les nombreux pôles de compétitivité tels que Pivert, un pivot dans le monde agricole et industriel. L’objectif est clair pour Emmanuel Vielliard, président du Cetim : « Nous devons répondre au challenge de l’agriculture moderne et à la compétitivité. » PIM@TEC est donc une plateforme qui vient épauler la chaire Agro-machinisme et nouvelles technologies, créée début 2015 par la Picardie, LaSalle Beauvais, Massey Fergusson et Michelin. C’est aussi une façon de centraliser et mobilier tous les acteurs et les compétences en un seul lieu… pour une cohérence régionale.

Objectif 2019
La nouvelle plate-forme va être construite à Beauvais (2 000m²), non loin de LaSalle, et à Senlis (700 m²). Elle va comporter un banc de puissance tracteur (pour réduire les coûts de développement), d’un banc quatre vérins amélioré (pour l’endurance des tracteurs), d’un banc de mise au point des transmissions mécatroniques de demain et des moyens polyvalents de sollicitations multiphysiques. « Les enjeux d’intégration d’innovations de moteurs et de transmissions, sur une conception de tracteur 100% nouvelle à l’horizon 2019-2020, sont très importants et l’ingénierie de Beauvais se devait de sécuriser ces avancées technologiques afin de s’assurer du plus haut niveau de qualité exigé par nos clients », a indiqué Thierry Chabrol, adjoint au responsable de l’engineering AGCO Beauvais. Le challenge pour PIM@TEC est de délivrer dès avril 2017 un premier banc d’essai pour livrer les premiers tracteurs nouvelle génération en 2020. Car ce projet est né aussi de la demande des agriculteurs : plus de performance pour plus de rendements. « Ce nouveau centre ancrera l’agro-machinisme et l’agriculture de précision comme une spécialisation de la Région Picardie en mobilisant l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur de l’innovation », a évoqué Richard Markwell, PDG d’AGCO. La Picardie affirme ainsi son expertise et ses compétences dans le monde agricole de demain, avec de nombreux acteurs réunis dans cette recherche… pour fournir au monde des nouvelles machines performantes.