Les banques à la rencontres des PME

Publié dans le numéro 3595 par

 

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La FBF de l’Oise est venue à la rencontre des entreprises.

La FBF de l’Oise est venue à la rencontre des entreprises.

Le contexte économique de la France est morose. Dans l’Oise, au second trimestre 2015, les chefs d’entreprise sont prudents quant à l’avenir et attendent la fameuse reprise tant espérée. Qui dit reprise, dit investissement et qui dit investissement, dit crédit et confiance.

Ce cercle peut vite devenir vicieux si les entreprises ne sont pas aidées. La situation se stabilise toutefois : en 2014, plus de 47% des entreprises interrogées par la CCI de l’Oise déclarent un chiffre d’affaires stable. Le problème ? La trésorerie et les délais de règlements des clients et à destination des fournisseurs. Dans ce contexte, Marie-Anne Barbat-Layani, directrice générale de la Fédération bancaire française, est venue à la rencontre des chefs d’entreprises de l’Oise, avec Michaël Kervan, président du Comité des banques FBF de l’Oise, en partenariat avec la CCI de l’Oise, le Medef Oise et la CGPME Oise. « Nous avons tenu à nous associer à cette démarche, car nous nous serrons les coudes pour faire avancer les choses, confie Charles Locquet, de la CGPME Oise. Nous devons faire face à la crise que rencontre la France depuis 2009 et il faut repartir. Nous mettons tous les moyens en oeuvre pour aider les chefs d’entreprise. Il faut aider la trésorerie des chefs d’entreprises! »

Les banques prêtes à investir

Dans l’Oise, le Comité des banques FBF a été recréé en avril 2015, après avoir disparu pendant plus d’un an. « Nous sommes là pour dire aux chefs d’entreprises que nous les accompagnons dans leur financement de projets et que c’est le moment d’investir, souligne Michaël Kervan. Le financement des PME est notre stratégie 2015- 2017. » Alors les chefs d’entreprises ont deux ans pour investir… Par le biais notamment de cette rencontre entre la FBF et les entreprises isariennes. « Il faut rendre le lien plus intime, explique Marie-Anne Barbat-Layani. Les banques des réseaux départementaux ont la même perspective : être plus proches et instaurer plus de pédagogie dans les explications. Depuis juin 2014, nous allons dans ce sens, avec des mesures : mise en place d’un interlocuteur CGPME, explications des refus de crédit et réponse rapide (15 jours ouvrés). »

D’après la FBF, les banques françaises accordent de plus en plus de crédits d’investissement : 54% des crédits bancaires aux entreprises sont accordés aux TPE/PME, avec 94% de réponses positives pour les crédits d’investissement en France en août 2015, avec une hausse de 3,5%, le plus haut depuis 2012. Un chiffre à nuancer avec les types de dossier acceptés, qui doivent être solides. Toujours d’après FBF, les banques ont accordé 20% de crédits nouveaux en plus par mois et 19,7 milliards d’euros de crédits nouveaux ont été accordés par les banques en août 2015.

Alors comment expliquer le sentiment d’abandon des dirigeants à l’égard de leur banque quant au crédit ? « La solution est dans le dialogue et la proximité locale, explique président du Comité des banques FBF de l’Oise. Nous sommes prêts à échanger davantage et à dire que la situation s’améliore et que nous sommes là.»