L’éolien recrute

Publié dans le numéro 3596 par

 

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Freddy Thirard, conseiller recrutement placement à Proméo à Friville- Escarbotin, et Éric Masson, animateur de la pépinière.

Freddy Thirard, conseiller recrutement placement à Proméo à Friville- Escarbotin, et Éric Masson, animateur de la pépinière.

Le parc environnemental d’activités Bresle Maritime à Saint-Quentin-Lamotte abrite une pépinière énergies renouvelables. C’est donc tout naturellement là que des acteurs de l’éolien se sont retrouvés pour parler emploi. D’ici à 2020, la région devrait parvenir à 2 800 MW. On estime qu’il faut un technicien de maintenance pour 10 MW. Environ 120 seraient en poste. Il a donc besoin de recruter 160 personnes d’ici à quatre ans. Le métier est en tension. De nouveaux cursus de formation apparaissent.

Salaires attractifs
« Les personnes qui sortent de notre formation qualifiante de huit mois reçoivent entre une et quatre propositions, explique Virginie Renault, responsable de WindLab à Amiens. Il faut toutefois des bagages techniques importants en mécanique, électrotechnique, si possible en hydraulique et des bases d’anglais. Ces derniers mois, les entreprises recrutent plus car il y a plusieurs parcs qui sortent de terre.» Les salaires sont aussi attractifs. Ils débutent aux alentours de 20 à 25 000 euros par an mais il semble que ce ne soit pas la motivation première des candidats. « Nous avons neuf jeunes dans notre première promotion de BTS maintenance des systèmes éoliens en collaboration avec Windlab, ajoute Freddy Thirard, conseiller recrutement placement de Proméo à Friville- Escarbotin. L’éolien les intéresse. Ils sont passionnés par ces nouvelles machines. Quand ils vont à WindLab, ils sont aux anges. Pourtant originaires du Vimeu, ils n’hésitent pas à aller à Bapaume ou à Fruges. Ils ont tous fait des bacs techniques.»

Se diversifier aussi
Entreprises, salariés, candidats au recrutement, sous-traitants… se sont donc retrouvés durant une journée. « Certaines entreprises qui sont là cherchent à se diversifier, explique Éric Masson, animateur de la pépinière énergies renouvelables, qui compte quatre entreprises et 40 salariés. Une société de l’Oise spécialisée dans l’électromécanique veut se diversifier dans l’éolien. Cela occupe déjà six salariés sur 77. Son renom, son professionnalisme ont fait le reste. Elle a montré qu’elle était capable de s’adapter à des règles draconiennes… » Victor Calado et Étienne Bosc, d’Enercon Service France – l’entreprise qui fabrique des éoliennes va employer 19 personnes en 2016 dans la pépinière énergies renouvelables – sont venus rencontrer des personnes travaillant dans le même secteur et réaliser des entretiens de recrutement. Des annonces ont été placardées sur la vitrine de l’accueil : « Nous avons cinq offres de technicien de maintenance dans le nord, l’est, l’ouest. WindLab est un bon vivier. C’est un métier de terrain qui nécessite de la mobilité de la part des candidats. Ils doivent avant tout être motivés. »