Koros distribution : bien plus qu’un grossiste

Publié dans le numéro 3595 par

 

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Christian Josien dans ses nouveaux locaux de 600 m2 , sur le parc industriel des Marches-de-l’Oise.

Christian Josien dans ses nouveaux locaux de 600 m2 , sur le parc industriel des Marches-de-l’Oise.

Pour Christian Josien, chaque journée se vit à 200%. Formé à bonne école chez Radio Spares, un des leaders de la distribution de composants industriels, il sait que la réactivité est le maître mot de son secteur d’activité. Pas étonnant donc de le surprendre une oreillette vissée sur la tête : « On est toujours sur la brèche », s’excuse-t-il. Ce grossiste en courant faible a démarré en avril 2010, seul, dans un bureau de 20 m2 sur le parc industriel des Marches-de-l’Oise. « Mais au bout de trois jours, j’avais déjà embauché un vendeur. » Et la vente, c’est le nerf de la guerre chez Koros. « Notre valeur ajoutée, c’est la gestion des flux, nous devons avoir une chaîne la plus tendue possible », poursuit le dirigeant. L’entreprise se compose de cinq salariés, « tous âgés de moins de 35 ans », dont quatre à plein temps, le cinquième étant en contrat d’alternance. Koros affiche un million d’euros de chiffre d’affaires et 23% de croissance annuelle. « J’ai débuté avec 20 000 euros, sans magasin, les fabricants géraient ma logistique. Aujourd’hui, j’ai des locaux de 600 m2 . » De quoi abriter des stocks conséquents comme la fibre optique. « Mais nous devons faire régulièrement des investissements, ce qui représente environ 70 000 euros sur cinq ans. Par exemple, je viens d’acheter un rack à tourets et une machine à coupe », précise Christian Josien.

Les bons partenaires financiers
Celui qui assure séduire ses clients avec sa « philosophie d’entreprise » – « je ne suis pas un vendeur de câbles ou de tôlerie, j’accompagne mon client de la vente à l’installation », martèle-t-il – adore les défis. Jonglant avec une vie professionnelle et familiale bien remplie, il a suivi un troisième cycle à l’École de commerce de Paris (ESCP), avant de tenter l’aventure entrepreneuriale alors qu’il était responsable marketing sur quatre villes européennes dont Oxford. Pour mettre Koros sur les starting-blocks, Christian Josien a pu compter sur l’aide de deux partenaires de poids : « La Caisse d’Épargne a été capable d’intégrer ma problématique et ma taille, et le CIC est venu la relayer au bout de trois ans. Mon comptable aussi est important : il a une vraie approche business. On a la tête dans le guidon, ces gens-là nous aident. » Son activité, totalement dédiée à la distribution aux professionnels, s’est fortement concentrée en data center en 2014, avec la vente de 80 armoires métalliques destinées à alimenter le coeur informatique d’un hôpital. 2015 a vu également un gros contrat pour l’équipement en fibre optique d’une communauté de communes du nord de la France. « On travaille sur le Nord et l’Est et un peu sur le Sud, dont Montpellier. » Si son objectif principal reste la pérennisation de son entreprise, son rêve est de pouvoir se développer. FTTH (Fiber to the home), data center, sécurité et vidéosurveillance : autant de marchés porteurs dont Koros distribution espère bien prendre sa part.