Burgers 100% frais

Publié dans le numéro 3595 par

 

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On mange quoi ? » La question revient souvent le midi au bureau ou le soir lorsque l’on rentre tard. Une pizza en livraison, un burger en menu maxi pris au drive sont souvent les solutions usitées. De prime abord, BBQ Jo en est une nouvelle parmi tant d’autres. Le petit restaurant artisanal a ouvert ses portes rue des Jacobins à Amiens le 22 septembre. Les concurrents sont légion dans ce monde en plein essor du burger. Dan M’Bon-Okana et Gwenaëlle Lingner, les gérants, ne comptent pas tout révolutionner. Ils espèrent juste tirer leur épingle du jeu avec leurs produits frais.

Une histoire d’amour
« On veut que nos clients ressentent notre passion », souligne Dan M’Bon-Okana. Cette passion, il la partage avec sa compagne et cogérante Gwenaëlle Lingner. « Ce restaurant, c’est la concrétisation d’un rêve que l’on a en commun. On a attendu le bon moment. On a mis de l’argent de côté pour y arriver. C’est un peu notre premier enfant », souritil.

L’histoire a débuté rue Léon-Blum à Amiens, en novembre 2014. « À l’époque, on faisait des tacos sur le même principe et on s’est rapidement rendus compte que les gens se tournaient majoritairement vers les burgers », dévoile le gérant. Quant au changement d’adresse, l’explication est simple. Avec un local de 200 m2 , la surface était trop grande et l’opportunité d’un emplacement proche de la rue des Trois Cailloux était très attrayante pour le jeune couple.

Frais du matin
Dès que l’on entre dans ce restaurant, qui fait aussi la vente à emporter, l’effluve des produits frais envahit les narines. Quatre gros réservoirs se tiennent debout sur le comptoir à côté de la caisse. Orange, citron, pamplemousse et gingembre s’affichent en gros sur des Post-it. « Les boissons sont fraîches. On presse les fruits le matin et on rajoute seulement de l’eau et du sucre. Il est possible de mixer les goûts également », explique Dan M’Bon-Okana qui a pris l’habitude de faire goûter à ses nouveaux clients.

Une fois l’étape de la boisson passée, il faut s’attaquer au burger. Deux tailles s’offrent aux clients : le moyen et le grand. « On travaille avec deux boulangeries. Ils ne sont pas au gramme près, donc il arrive que les pains se ressemblent : c’est le côté artisanal », précise l’Amiénois de 28 ans. La seconde phase est celle de la garniture. De la tomate fraîche à l’oignon grillé, en passant par la mâche, sept garnitures peuvent accompagner le steak haché ou l’escalope de poulet du boucher. Pour agrémenter le tout, il est possible de rajouter du fromage, comme du morbier, du reblochon ou encore du roquefort. Enfin, pour la sauce, le choix est limité, mais « on les fait le matin en arrivant », s’explique Dan M’Bon-Okana.

Alexandre BARLOT