24H pour l’emploi, une autre manière de trouver un emploi

Publié dans le numéro 3597 par

 

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Les allées du Gaumont d'Amiens ont été moins fournies cette année.

Les allées du Gaumont d'Amiens ont été moins fournies cette année.

Il est à peine 8h30 que des petits groupes se forment devant l’entrée du cinéma Gaumont d’Amiens en ce mardi 24 novembre au matin. La sixième édition du salon « 24H pour l’emploi et la formation » débute dans une heure que certains candidats en recherche d’emploi son déjà bien présent.

Anne-Sophie Fournier, la responsable de la communication, et l’équipe de L4M, société lilloise spécialisée dans le recrutement et organisatrice de l’événement, décident de faire entrer les premiers pour patienter au chaud. L’heure tant attendue arrive. 9H30. Les candidats peuvent enfin faire leur entrée dans l’arène pour dégoter un emploi ou une formation après la fouille instituée à la suite des attentats du 13 novembre.

Ils vont bénéficier d’un contact direct avec ceux qui bien souvent ne répondent pas à leurs courriers et e-mails. « Parfois certains ne savent pas très bien faire un curriculum-vitae. En face à face, cela permet de se faire une idée de la personne, de la réorienter vers d’autres postes que l’on propose ou de la conseiller », détaille, Anouk Equinet, consultante RH chez Axa.

Un salon pourvoyeur d’emplois

L’an passé, 650 entretiens ont été fixés après le salon. Beaucoup ont cette envie là. Cette année plus de 500 postes sont à pourvoir. « Je suis à la recherche d’un emploi et je suis venue pour déposer des CV », explique Fanny Lefevre, venue de Saveuse à côté d’Amiens. Lors de cette édition, 350 rendez-vous ont été pris.

Dans le grand hall du cinéma, 31 petits boxes se font face. Recruteurs et formateurs les attendent de pied ferme. Les entreprises présentes ne sont pas venues les valises vides. « Je recrute, chaque année, deux ou trois personnes lors de ce salon », dévoile Éléna Oliveira, consultante en RH chez Axa, et fidèle de l’événement depuis ses débuts en 2010. Chez les formateurs, la tendance est sensiblement la même. « On est sur ce salon pour ce faire connaître, proposer de l’alternance et recruter », précise Cédric Piotrowski, responsable pédagogique au CFA d’Arras, Université des compagnons du tour de France.

Au cours de la journée, ils vont voir passer près de 1 500 visiteurs. C’est un peu moins que l’année passée où le salon avait enregistré près de 2 600 visites.

Un déficit de notoriété

« La baisse est sans doute liée aux événements de ces dernières semaines. À cause de cette actualité, nous avons également eu moins de relais dans la presse », tente d’expliquer Anne-Sophie Fournier.

Dans les allées, d’autres explications sont données. « Nous sommes en 1re année de licence d’histoire. On a vu les affiches dans la rue et vu que l’on n’avait pas cours cet après-midi, on est passés voir s’il y avait des offres », éclaircissent Kévin et Floriane.

Même son de cloche, chez Fanny Lefevre. « Je l’ai appris ce matin. C’est ma mère qui m’en a parlé. Pôle emploi est présent sur le salon et ne m’a même pas prévenue », livre-t-elle. La Saveusienne va même plus loin : « Ce n’est pas très bien cadré. Il y a un manque d’informations, c’est assez petit et les places sont rapidement prises. »

Pourtant, en amont de l’événement, la société L4M a lancé un site Internet. 5 200 personnes ont visité virtuellement le salon. Le chiffre est en baisse de 20% par rapport à l’année précédente.

Alexandre BARLOT