Moins de produits phytosanitaires, c’est possible…

Publié dans le numéro 3578 par

 

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Grâce au programmepilote de Bonduelle : l’Indice de fréquence de traitement (IFT) des fermes volontaires a été réduit de 17% en 2013.

Grâce au programmepilote de Bonduelle : l’Indice de fréquence de traitement (IFT) des fermes volontaires a été réduit de 17% en 2013.

L’expérience pilote a été axée sur la culture du légume plein champ, et au vu des résultats, Bonduelle a jugé qu’il était « possible de produire les mêmes quantités de jeunes carottes, haricots et pois de conserve, avec la même qualité et au mêmes prix, tout en réduisant l’utilisation des produits nécessaires au traitement des plantes ». Les huit fermes-pilotes qui ont suivi le programme ont réduit leur Indice de fréquence de traitement (IFT) de 17% en 2013 (comparé à 2007), soit 18% de mieux que la moyenne observée cette même année pour l’organisation de producteurs OP-L-Vert – référence régionale pour la culture de légume. La baisse de recours aux produits phytosanitaires a été rendue possible grâce à la pratique alternée du désherbage mécanique et chimique, alliée « à une gestion stratégique de l’exploitation des sols ». Le groupe pilote a ainsi toutes cultures confondues diminué son IFT de 22% (34% de mieux que la moyenne régionale). Si Bonduelle et ses partenaires reconnaissent que les résultats obtenus pour le légume sont en-deçà des ambitions édictées, il ressort de ce programme qu’il est « possible de combiner le désherbage chimique et mécanique à condition de s’adapter au contexte climatique ». Un guide de désherbage alternatif a été distribué à grande échelle dans l’ensemble de la filière pour diffuser ces bonnes pratiques. Le ministère de l’Agriculture a approuvé la création d’un Groupement d’intérêt économique et environnemental (GIEE), prolongement de ce programme-pilote, afin de poursuivre l’amélioration des outils et les travaux de recherche. Le groupement va notamment se concentrer sur la préservation de la qualité des eaux de captage du bassin samarien de Caix, avec toujours le même objectif : « Une production et un rendement optimisés pour les agriculteurs, un produit de qualité et accessible pour le consommateur, des sols et des ressources préservés pour l’environnement ».