Maison de l’Omignon : et au milieu, roule une roulotte…

Publié dans le numéro 3577 par

 

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La Maison de l'Omignon compte cinq roulottes avec chacune son ambiance.

La Maison de l'Omignon compte cinq roulottes avec chacune son ambiance.

Depuis 1993, François et Nicole Varlet tenaient un gîte en parallèle de leurs activités dans l’agroalimentaire puis ils ont décidé de se reconvertir entièrement dans le tourisme. « En 2006, nous voulions en vivre et nous nous sommes lancés dans l’hébergement insolite », explique François Varlet, encouragé par le département de l’Aisne dans son projet.
Investissant près de 300 000 euros pour l’achat de cinq roulottes, la Maison de l’Omignon a peu de visibilité à ses débuts jusqu’en 2007. Deux ans plus tard, l’établissement se diversifie avec des cabanes au bord de l’eau et le Carré d’étoiles, hébergement pour contempler les astres. « Il faut toujours apporter de la nouveauté », souligne l’entrepreneur, également administrateur à l’Office de Tourisme de Saint- Quentin.
Esprit de Picardie

La structure s’appuie sur la dynamique collective des acteurs du tourisme régional. En 2014, avec le dispositif Esprit de Picardie, la Maison de l’Omignon développe ses séjours thématiques : So Romantic, Nuit Magique sous les étoiles et Cabane sur une île. « Ces formules aux nombreux services (canoë, bain nordique…) s’organisent avec des acteurs locaux du secteur », relate François Varlet.
Celui-ci croit dans le potentiel de l’Aisne, qui compte 5 000 emplois touristiques. Selon lui, « on exploite 20% du potentiel touristique dans notre territoire ». Il mise sur l’écotourisme et la construction de voie verte pour attirer de nouveaux visiteurs. Le chef d’entreprise y perçoit une réserve d’emplois insoupçonnée. Pour preuve, « nous avons créé un emploi en avril en engageant un jeune, ancré localement, pour pérenniser la structure », rapporte l’hôte de la Maison de l’Omignon.
Des idées et des projets
L’établissement, comptant une équipe de trois personnes, va fêter l’année prochaine ses dix ans. Avec un chiffre d’affaires de 135 000 euros par an et une fréquentation stable (3 000 touristes et 1 200 nuitées par an), la structure est viable et propose toujours ses séjours insolites à sa clientèle variée, comme le précise l’entrepreneur : « On accueille des gens venant de partout à deux heures de route, aussi bien de Paris, du nord, de Belgique, de Seine-Maritime et de l’est ». Passionné par son métier, François Varlet ne manque pas de projets : « Nous souhaitons doubler le nombre de nos hébergements d’ici à 2016-2017, avec des structures produites par des entrepreneurs picards, issues de la filière bois locale. »