Mafinancelocale au service de la Haute-Picardie

Publié dans le numéro 3578 par

 

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Un réseau d’influence local Audacieux et expérimental ». c’est ainsi que Frédérique Macarez, élue en charge du développement à la mairie de Saint-Quentin et à la Communauté d’agglomération a qualifié le projet de René Dubois à l’origine de la création de la plateforme locale de financement participatif Mafinancelocale. René Dubois a travaillé le sujet du financement participatif dans le cadre de son Master à l’Institut de la Haute-Finance à la Sorbonne pour arriver à la conclusion suivante : « Aujourd’hui le crowndfunding, ou financement par la foule, échappe au local ». Il décide alors de lancer Mafinancelocale, un outil à destination des acteurs économiques de la région, la Haute-Picardie. La plate-forme est ouverte et permet à des porteurs de projets de collecter des dons. Dès la fin de l’année, René Dubois espère pouvoir l’étendre à la formule du prêt, gratuit ou rémunéré. En plus d’une emprise locale, René Dubois a souhaité ajouter au modèle traditionnel « la mise en place d’un réseau d’influence local ».

Un outil de communication

Outre le fait de lever des fonds, 3 000 euros en moyenne, la plateforme s’avère avant tout être « un outil de communication » qui permet de donner de la visibilité au projet et faire que de « futurs clients s’y intéressent ». Pour développer son parc de jeux à destination des jeunes, le créateur du Royaume d’Eli à Gauchy a fait appel au financement participatif dans une démarche solidaire. Deux anciens étudiants de l’Insset se sont lancés dans « l’analyse par drone pour l’agriculture de précision » en créant leur start-up Wulca Drones. Benjamin Balga et Cédric Chrétien expliquent que l’argent ainsi collecté permettra de développer leur activité et d’acheter un peu plus de matériel. Sandra et Mathieu Liénard espèrent ouvrir leur boutique Les biscuits Mademoiselle dès septembre, place du Marché à Saint-Quentin : « Nous nous sommes beaucoup renseignés,  sur les plateformes nationales, il y a beaucoup de choix possibles mais peu d’élus. C’est un vrai outil de communication, mais il faut s’investir dans la collecte ».

Graziella BASILE