Dans l’Oise, l’année 2015 est à la baisse pour l’immobilier

Publié dans le numéro 3576 par

 

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La Chambre des notaires de l’Oise veut montrer une image positive du métier.

La Chambre des notaires de l’Oise veut montrer une image positive du métier.

Les notaires de l’Oise n’ont eu qu’un seul mot à la bouche durant leur bilan immobilier : baisse. Car elle est générale dans la bulle immobilière isarienne : entre février 2014 et mars 2015, le prix médian des maisons a chuté de 5,7%, ceux des appartements anciens de 8% et des terrains à bâtir de 9,9%. « L’année a été morose et la suite ne s’annonce pas optimiste même si les tendances annoncent une timide reprise économique. Mais ces chiffres sont à prendre avec précautions, explique Guillaume Simon, président de la Chambre des notaires de l’Oise, et cette année morose a aussi été marquée par des négociations de plus en plus dures entre vendeurs et acquéreurs. » Le constat est le même du côté du nombre de transactions : les ventes d’appartements neufs enregistrent une baisse de 22%, les appartements anciens, 15%, et les mutations concernant les maisons chutent quant à elles de 5,5%. Malgré un taux d’emprunt très bas (2,8), la nouvelle défiscalisation avec la loi Pinel et l’inflation, le taux de ventes enregistre également une chute que ce soit pour les appartements anciens (-15%), les appartements neufs (-21,64%) ou pour les maisons anciennes (-05%). Ce qui a changé, c’est l’augmentation du pouvoir d’achat : les acquéreurs qui autrefois achetaient un trois pièces, se tournent vers les cinq pièces. Malgré cette augmentation, la situation reste tendue car l’écart entre le prix d’un bien et de son achat est de 9%. « Les vendeurs ont du mal à intégrer que les prix baissent et qu’ils doivent vendre plus bas qu’ils n’ont acheté. Donc ils ne vendent pas », confient les notaires de l’Oise.

Disparités sur le territoire

Dans l’Oise, les prix varient selon les territoires. Entre février 2014 et mars 2015, le secteur Senlis-Chantilly remporte la palme des territoires des prix les plus élevés. Le prix médian d’une maison ancienne est deux fois plus élevé que dans le secteur du Plateau picard. En février 2015, le prix médian d’une maison (toutes pièces confondues) à Senlis est de 308 600 euros, contre 135 000 euros dans le Pays de Bray, 175 00 euros dans l’Oise et 145 000 euros en Picardie. Les prix médians pour une maison ancienne dans l’Oise sont de 120 000 euros (trois pièces), 155 000 euros (quatre pièces) et 180 000 euros (cinq pièces). Les biens recherchés et vendus ne sont pas également les mêmes selon les secteurs. Les studios une pièce sont les plus faciles à vendre dans cette période. À eux seuls, ils représentent 10,4 % des ventes d’appartements réalisées dans toute l’Oise et c’est dans le sud de l’Oise, notamment Compiègne-Chantilly-Senlis qui sont le plus recherchés (15% des mutations dans le Compiégnois contre 3,5% dans le Beauvaisis). Le top des ventes revient aux appartements une ou deux pièces, quel que soit le secteur (les F2 et F3 rassemblent 65,8% des ventes soit une hausse de 13,6%). Les notaires expliquent cela par le changement social avec de plus en plus de famille recomposée. L’acheteur doit compter aujourd’hui 2 370 euros contre 2 680 euros en 2014 pour un deux pièces. Les terrains à bâtir, quant à eux ont de moins en moins la côte (-9,9%), surtout les terrains entre 900 m² et 1 500 m² : ils enregistrent une baisse de 12,7% par rapport en 2014. Le Clermontois rassemble le plus de part des ventes des terrains à bâtir de moins 600 m² (57,6% des ventes). Au contraire, le Beauvaisis rassemble le plus de terrains à bâtir de plus de 600 m². En somme, l’Oise se divise en trois secteurs : Senlis anime le territoire avec les prix les plus hauts, le Pays de Bray, le Noyonnais et le Valois concentrent les prix les plus bas et le Creillois se détache par sa proximité avec la région parisienne.