Bientôt, une centrale de cogénération à la sucrerie Sainte-Émilie

Publié dans le numéro 3578 par

 

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Alain Commissaire (à g.) directeur général de Cristal Union et Vincent Lagasse, directeur du site de Sainte- Émilie.

Alain Commissaire (à g.) directeur général de Cristal Union et Vincent Lagasse, directeur du site de Sainte- Émilie.

Pour se préparer à la disparition des quotas de sucre de l’Union européenne prévue en 2017 et optimiser la compétitivité, le groupe Cristal Union va investir dans l’outil de production de sa sucrerie de Sainte-Émilie. Sur les dix sucreries que compte Cristal Union sur le territoire français, la sucrerie Sainte- Émilie est l’une des principales, située au carrefour de la Somme, de l’Aisne et du Nord-Pas-de-Calais, là ou les rendements de production de sucre par hectare sont parmi les meilleurs du monde. La sucrerie compte 1 100 planteurs coopérateurs. Tous les ans, 16 000 hectares de betteraves sont cultivés. Les betteraves sont ensuite travaillées sur le site, avec 2 400 tonnes par jour de sucre cristallisées, 2 500 tonnes par jour de pulpe, et une production d’un million et demi de tonnes de sucre par an. Le groupe espère augmenter de 20% sa production. La sucrerie de Sainte-Émilie emploie 115 salariés permanents et 80 saisonniers. Chaque année, Cristal Union réalise de nombreuses améliorations concernant la sécurité des personnes, la sûreté industrielle, l’hygiène, la qualité, l’environnement et les économies d’énergie et d’eau dans ses différents sites de production. Le projet Sainte-Émilie 2018 consiste à remplacer les six chaudières existantes par une centrale de cogénération fonctionnant au gaz naturel. Cette énergie est la moins polluante des énergies fossiles : les émissions de CO2 sont 1,4 fois plus faibles que le fioul, et quasiment deux fois plus faibles que le charbon.

Des coûts énergétiques réduits

« C’est aussi un projet de développement économique puisqu’il contribuera à réduire fortement les coûts énergétiques de fabrication du sucre au moment de la libéralisation du marché. Ce projet a également un impact sociétal incontestable avec l’acheminement du gaz naturel aux localités avoisinantes », a expliqué Olivier de Bohan, président de Cristal Union. Alain Commissaire, directeur général, a tenu à préciser que « le gaz est un peu plus cher que le fioul mais nous raisonnons sur le long terme, sachant que la taxe carbone viendra compenser l’écart avec le fioul ». Les dirigeants comptent faire baisser de 10% le coût de l’énergie.