L’Urssaf de Picardie, site pilote

Publié dans le numéro 3567 par

 

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

Le secrétaire d’État chargé du budget s’est rendu à Amiens pour apprécier in situ les avancées de l’expérimentation lancée par les Urssaf pilotes.

Le secrétaire d’État chargé du budget s’est rendu à Amiens pour apprécier in situ les avancées de l’expérimentation lancée par les Urssaf pilotes.

Ce projet de simplification s’inscrit dans le cadre de la Convention d’objectifs et de gestion (COG) actée en juillet dernier pour la période 2014-2017 dans laquelle la branche Recouvrement s’est engagée à proposer des parcours adaptés aux différents profils des entreprises. En l’occurrence à celui des TPE et PME, réclamant plus de simplicité et d’accompagnement de la part des Urssaf. Le site d’Amiens qui s’est porté volontaire, a initié dans ce sens des ateliers participatifs, et depuis le début de l’année des expérimentations concrètes. Une méthode collaborative qui a comme ambition « d’identifier les besoins des TPE/ PME et les points de rencontres entre les cotisants et l’Urssaf par le biais d’actions rapides et d’offres structurantes, avec de notre côté une optimisation interne des services », a expliqué Jean-Paul Lejeune à la tête de l’Urssaf de Picardie, à Christian Eckert lors de sa visite.

Priorités et actions

Trois priorités – simplifier les démarches, accompagner les évolutions des entreprises et un meilleur positionnement dans une logique de prévention-conseil – et 18 actions ont été établies. Parmi ces actions : rendre plus lisibles les courriers (une action qui fait l’objet d’un atelier et permet aux adhérents de donner leur avis que la question), mieux informer les cotisants sur des réglementations jugées complexes ou encore favoriser l’utilisation des démarches dématérialisées, le tout poursuivant un seul but, s’adapter au mieux aux besoins de ces petites et moyennes entreprises. Le programme « Dites-le nous en une fois » a été instauré dans le même esprit, les TPE et PME ne fournissant désormais plus qu’un seul RIB pour leurs remboursements. Ce qui de l’avis du secrétaire d’État « permettra sans doute des économies tant pour les entreprises que pour les administrations ». L’Urssaf de Picardie a également accéléré le traitement des dossiers dits complexes (environ un pour 1 000), « en rassemblant les compétences pour les traiter dans les meilleurs délais, pour un gain de rapidité, et la satisfaction des cotisants. Les délais, de trois à six mois, sont respectés », a assuré Jean-Paul Lejeune.

Christian Eckert a salué le travail accompli par les troupes amiénoises, et précisé plusieurs points, dont la nécessité pour les Urssaf de communiquer aux entreprises de moins de dix salariés le résultat de leur contrôle dans un délai maximal de trois mois après son commencement. Le secrétaire d’État a également indiqué que d’autres propositions de sécurisation étaient en cours d’expertise, pour un déploiement prévu courant 2015, exprimant le souhait « que les résultats des expérimentations puissent, après leur validation, être généralisées », rappelant au passage que le gouvernement a « souhaité améliorer l’offre de services permettant aux plus petites entreprises de confier aux Urssaf le calcul de paie de leurs salariés via le titre « Emploi services entreprises » ».

L’Urssaf de Picardie en chiffres (données 2014)

– 5,4 milliards d’euros de cotisations
– 132 575 cotisants
– 5 391 actions de contrôles et prévention réalisées
– 273 collaborateurs répartis sur cinq sites