Labo-M Solutions, spécialiste de la méthanisation

Publié dans le numéro 3568 par

 

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Aujourd’hui, la revalorisation des déchets n’est plus à prendre à la légère. Des lois encadrent les entreprises les obligeant à gérer et, surtout, revaloriser leurs déchets. C’est dans ce sens que Lucile Macchi, scientifique diplômée en biologie végétale, propose de sécuriser et d’optimiser les performances des unités de méthanisation via des appareils de mesure innovants, et à la pointe de la technologie, de la marque Bioprocess, leader de l’optimisation et du contrôle des bioprocédés. « J’ai travaillé dans un bureaux d’études et je vendais déjà leurs produits. Quand mon bureau d’études a fermé, j’ai décidé de créer mon entreprise et de continuer à représenter cette marque suédoise qui est pour moi la plus performante en matière de méthanisation à l’heure actuelle, confie la jeune chef d’entreprise, je suis la seule représentante française de cette marque à travers Labo-M Solutions, mais je propose également des services de conseils, d’interprétation des déchets et de mises en relations pour construire un projet de revalorisation. » Cette société vend des appareils technologiques aux applications transversales qui répondent à des problématiques agricoles, industrielles ou territoriales autour d’un projet de méthanisation.

Un procédé naturel

Les industriels de l’agroalimentaire le savent. La méthanisation est un procédé naturel. Elle est issue d’une réaction biologique de dégradation de la matière organique, qui, en absence d’oxygène, développe des bactéries et se transforme en biogaz (constitué principalement de méthane et de dioxyde de carbone). Une fois ce processus lancé, Labo-M Solutions fournit une gamme de fermenteurs et d’appareils intelligents pour mesurer et contrôler le potentiel énergétique des déchets.

« Avec ce potentiel énergétique, on peut transformer les déchets en énergies renouvelables, explique Lucile Macchi, la méthanisation trouve sa place dans les procédés industriels, dans le traitement des eaux usées, dans les exploitations agricoles et en collectivités rurales ou urbaines. Cette source d’énergie renouvelable repose uniquement sur nos gisements de déchets organiques déjà présents sur nos territoires. Depuis quelques années, la filière méthanisation se développe pour faire face aux enjeux énergétiques actuels : la réduction du nucléaire, l’après pétrole, la souveraineté énergétique des territoires… »

Ces appareils sont vendus chez toutes les industries possédant des déchets fermentescibles (composés de matières organiques biodégradables), notamment du traitement de l’eau ou des déchets. La jeune scientifique ne compte pas en rester là. Son objectif est d’élargir son champ d’application aux industries utilisant des procédés bactériens, en production ou en traitement d’effluent. Cependant, elle souhaite aussi développer ses propres prototypes.