Cassiel : des bijoux sur-mesure

Publié dans le numéro 3560 par

 

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Sophie Blanger a ouvert sa bijouterie en octobre dernier.

Sophie Blanger a ouvert sa bijouterie en octobre dernier.

Sophie Blanger est une femme comblée. Cette férue de bijoux a concrétisé son rêve en octobre dernier. Après « un parcours du combattant » d’un an et demi, elle a enfin pu ouvrir Cassiel, sa bijouterie, où elle fabrique et vend ses propres créations. Une suite logique pour cette Picarde qui a toujours baigné dans ce milieu : « J’ai travaillé pour Jean Delatour à Amiens, les établissements Gonthiez à Corbie, et d’autres sociétés à Englos et Lille dans le nord, sans jamais perdre de vue le projet de créer un jour mes propres bijoux. »

Se démarquer

Bagues, colliers, pendentifs, boucles d’oreille… Sophie Blanger crée de tout et pour tous les goûts. En plus de ses propres modèles, elle fabrique des bijoux à la demande. « Parfois des clients viennent me voir avec une idée bien précise. D’autres en revanche n’ont aucune idée de ce qu’ils veulent. C’est donc à moi de les guider, en fonction de leur style et de leur univers », sourit la jolie rousse.

Le coût varie en fonction des matériaux utilisés et du temps passé à la fabrication. « Pour une bague simple en argent, les prix démarrent aux alentours de 15 euros. » L’argent, c’est le matériau qu’elle préfère : « C’est rare dans le milieu. Les bijoutiers préfèrent travailler l’or car il est plus malléable. » La créatrice n’hésite pas à sortir des sentiers battus pour se démarquer et afficher sa personnalité. « J’essaye de proposer autre chose que les bijouteries traditionnelles. Pour une médaille de baptême par exemple, on est souvent sur des motifs religieux. Moi je crée des petits trèfles à quatre feuilles porte-bonheur ou des motifs animaliers, ça marche très bien. » En plus de la fabrication, Sophie Blanger répare également tous types de bijoux. Après cinq mois d’ouverture, la jeune entrepreneuse dresse un bilan « assez mitigé ». Aujourd’hui épanouie, elle a parfois douté de la viabilité de son projet. « Les quinze premiers jours ont été difficiles. Aucun client dans la boutique, on se pose des questions », se souvient-elle. Les démarches administratives nécessaires à l’ouverture de son commerce l’ont parfois découragée. « Heureusement j’ai été très bien suivie par la Chambre de métiers et de l’artisanat et Initiative Somme ». Du côté des banques, aucun problème non plus. Sophie Blanger n’avait pas besoin d’investir beaucoup. Elle disposait déjà d’une grande partie de l’outillage, acheté d’occasion à l’époque où elle créait ses bijoux pour son entourage. Le plus gros poste de dépenses a été la vitrine en verre renforcé et son volet roulant en fer, « indispensable pour les assurances ».