Zywak : 15 ans et pas une ride

Publié dans le numéro 3535 par

 

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Ludovic Gaillet a lancé Zywak en février 1999. Le nom fait référence aux origines polonaises de l'entrepreneur.

Ludovic Gaillet a lancé Zywak en février 1999. Le nom fait référence aux origines polonaises de l'entrepreneur.

Plusieurs écrans, dont un taille XXL en 3D, une étagère remplie de DVD… Ludovic Gallet est un passionné. Depuis ses douze ans, ce mordu de vidéo aujourd’hui quadragénaire n’avait qu’un souhait : faire de la vidéo son métier. Après des études d’audiovisuel à Paris, cet Amiénois choisit de revenir dans sa ville d’origine pour créer sa propre entreprise : « La vie parisienne ne me tentait pas, j’aspirais à davantage de confort. Et sur le plan professionnel, il y avait de quoi faire ici. Je trouvais les vidéos d’entreprises assez ringardes à l’époque, j’avais envie de révolutionner tout ça. »

Une clientèle prestigieuse

Quinze ans ont passé depuis le début de l’aventure Zywak en février 1999, mais la société n’a pas pris une ride. Ludovic Gallet, épaulé depuis quatre ans par Iris Benoît, monteuse-truquiste, a su s’adapter au fil des années pour rester à la pointe de la technologie. « Je fréquente les salons, je me documente beaucoup. Et Iris est une geek avertie », plaisante-t-il. Ce timide entrepreneur a ainsi pu gagner la confiance de nombreuses sociétés et collectivités. Ajinomoto, Decayeux, la SIP, mais aussi la ville de Calais et la région Picardie font désormais appel à ses services. Une diversité qui plaît beaucoup à Ludovic Gaillet : « Je rencontre des gens différents chaque jour, il n’y a aucune routine. Je suis allée sur tous les toits de la ville, j’ai fait du char à voile, je sais même comment est fabriqué le Banania ! »

des coûts en baisse

« J’ai choisi de ne faire que de la vidéo car c’est mon métier. Je ne veux pas m’éparpiller. C’est un support qui synthétise très bien les choses et de façon ludique », précise Ludovic Gaillet qui avoue avoir toutefois rencontré quelques difficultés au démarrage. « Les gens ont des a priori sur la vidéo. Ils s’imaginent qu’il faut des moyens énormes. Aujourd’hui les coûts ont beaucoup baissé. » L’évolution du matériel rend également ses conditions de travail plus favorables. « Au temps des cassettes, je passais des nuits entières à enregistrer des films. Quand sont apparus les DVD, j’ai gaspillé des dizaines de disques en essayant de les graver », se souvient-il.
La multiplication des supports (tablettes, téléphones…) offrent de belles perspectives à Zywak. « Dans un futur proche, on pourrait bien avoir de la vidéo dans les pages des journaux », s’enthousiasme Ludovic Gaillet.