La fondation Orange au service de la Banque alimentaire de Compiègne

Publié dans le numéro 3535 par

 

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Joël Sauvage et Charles Chauffier entourent Annie Gourdeau.

Joël Sauvage et Charles Chauffier entourent Annie Gourdeau.

L’action consiste à mettre à disposition, ponctuellement et gracieusement, les compétences de salariés du groupe Orange ayant entre 57 et 59 ans, à une association d’intérêt général, dans le cadre d’un prêt de main d’œuvre. La vocation de la fondation Orange est de tisser du lien entre les individus, afin de faciliter la communication pour ceux qui en sont exclus pour des raisons diverses. Joël Sauvage représentant de la fondation pour les régions Picardie, Nord-Pas-de- Calais, Champagne-Ardenne, explique l’intérêt du concept bénévolat de fin de carrière : « Le salarié est toujours payé à 80% par Orange et conserve tous ses droits. C’est un passage en douceur après la vie professionnelle à une autre forme d’activité. Depuis 2010, nous avons 740 bénévoles en France dont 30 dans les trois régions et six en Picardie. L’association doit impérativement être d’intérêt général, pouvant recevoir des dons et défiscalisée. C’est le cas de la Croix Rouge, la Ligue contre le Cancer, le Secours catholique et Populaire et bien sûr les Banques Alimentaires. »

La banque Alimentaire l’a séduite pour différentes raisons.

Annie Gourdeau, ancienne commerciale à la boutique Orange de Venette, a fait ce choix : « Je voulais après 40 ans de vie professionnelle dans le groupe, continuer à avoir une activité, surtout un contact humain. J’interviens dans les écoles, du CP au CM2 pour expliquer aux enfants le « bien manger », la lutte contre le gaspillage. J’interviens aussi dans les épiceries sociales, en donnant des recettes simples, utilisant des produits simples et pas chers. » Annie Gourdeau travaille depuis décembre 2013 à la Banque Alimentaire, 18 heures 30 par semaine. Chaque fin de semestre, il y a un bilan de fait entre le bénévole Orange et Joël Sauvage. La durée du bénévolat peut aller de 6 à 36 mois. Quand le salarié prend sa retraite, il peut continuer à être bénévole. Il n’y a pas de poste prédéfini, c’est l’osmose entre le bénévole et l’association qui crée le poste. Charles Chauffier, président de la Banque Alimentaire de l’Oise, en explique le rôle et le fonctionnement : « Notre mission consiste à récupérer des denrées dans les supermarchés. Celle de Compiègne est ouverte depuis 1993 ; nous fournissons les épiceries sociales qui sont des magasins dans lesquels les personnes inscrites au CCAS de leur commune peuvent se rendre. Elles paient 10% de la valeur des courses faites. Il y en a une par chef lieu de canton. Il y a 6 800 bénéficiaires dans l’Oise, qui ont justifié de leurs ressources et besoins. Cette dotation est remise en cause chaque mois.» La Banque Alimentaire est l’intermédiaire entre les supermarchés, les industriels de l’agroalimentaire et les épiceries sociales. Elle a récupéré 1 047 tonnes pour le département en 2013, dont 446 tonnes de l’Europe et de l’État, 273 des industries locales, 418 de la grande distribution. Il faut aussi savoir que chaque dernier week-end de novembre, avec le concours du Lion’s Club et du Rotary, 1 200 bénévoles font une collecte de denrées. Le 24 octobre prochain la Banque Alimentaire fêtera ses 30 ans d’existence en France et organisera une journée portes ouvertes rue du Bernago à Compiègne et des collectes seront organisées dans les écoles du Compiégnois. GRDF, Suez environnement, Sofiprotéol, le Crédit agricole, la Caisse d’épargne, la fondation Carrefour sont partenaires de la Banque Alimentaire.