Poclain Hydraulics invente des outils performants pour l’agriculture

Publié dans le numéro 3519 par

 

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

Jérôme Bataille devant les moteurs créés chez Poclain.

Jérôme Bataille devant les moteurs créés chez Poclain.

Dès le départ, l’entreprise définit sa vision basée sur quatre valeurs : les hommes, la mondialisation, l’indépendance et l’innovation. Dès 1950, les premières machines sorties de l’usine sont attelées à un tracteur ou montées sur camion pour le débardage des betteraves. En 1958, Claude, un autre des fils, invente le moteur hydraulique haute pression à came adapté à la pelle. Une division hydraulique a été créée et s’installe à Verberie en 1968. Elle produit moteurs, pompes et valves haute pression indispensables aux pelles Poclain. La société conçoit, fabrique et vend aussi des systèmes complets, incluant la gestion électronique, pour les engins mobiles. Ces moteurs sont incontournables pour les récolteuses, pulvérisateurs, chariots élévateurs, compacteurs, pelles, engins miniers etc. La division hydraulique implante des usines en Irlande et au Japon, fournit Poclain en composants hydrauliques et les vend également sous la marque Poclain Hydraulics. La croissance du groupe Poclain est très forte et, en 1973, il produit 5 500 pelles et compte 11 400 salariés, dont la moitié en France. Malgré les secousses de la crise de 1973-1976, dès 1978 l’équilibre financier est retrouvé et l’entreprise parvient à nouveau à gagner des parts de marché. Quelques années plus tard, une nouvelle tempête contraint la famille bataille à vendre 40% de ses parts au groupe CaseTenneco. Mais en 1985 un groupe d’investisseurs animé par Pierre Bataille signe le rachat de Poclain Hydraulics. Cela donne une formidable impulsion à l’entreprise qui capte de nouveaux clients, conçoit de nouvelles machines innovantes, plus économes en énergie et plus respectueuses de l’environnement. Aujourd’hui le site de Verberie concentre toutes les activités, y compris la recherche et le développement, dont le budget représente 7% du chiffre d’affaires.
« Nous faisons 85% de notre chiffre d’affaires, qui est de 250 millions d’euros, à l’international. Nous avons dix usines réparties en Europe, aux États-Unis, en Inde, en Chine et bientôt sur d’autres continents. En ce qui concerne les relations humaines, notre grand-père avait inventé avant l’heure la participation pour les salariés. Cela a perduré et nous avons une partie d’entre eux qui sont propriétaires d’une partie du capital. C’est un FCPE. Un autre point fort est la formation et nous accueillons des jeunes en alternance qui sont chez Proméo et dans les universités et écoles. C’est très efficace et 80% des jeunes sortent de chez Proméo avec un diplôme. », détaille Jérôme bataille qui voit l’année 2014 sous de bons auspices.