Flamespace fait feu de tout bois à l’export

Publié dans le numéro 3511 par

 

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L’imposant site de production de Flamespace à Dieppe (Seine- Maritime) fait plus de 7 000 m2.

L’imposant site de production de Flamespace à Dieppe (Seine- Maritime) fait plus de 7 000 m2.

Le 1er décembre 2010, Thierry Maugendre et Dany Dumont donnent naissance à Flamespace suite au rachat de CDK International, créateur de la marque Polyflam. Malgré l’explosion du marché du chauffage au bois les années précédentes, le système original Polyflam récupérant et distribuant la chaleur ne rencontrait pas le succès escompté.
Qu’à cela ne tienne, les deux industriels français investissent dans l’entreprise pour apporter de la valeur ajoutée à cette gamme de cheminées. Moins de pollution et de consommation pour toujours plus d’efficacité, tel est l’objectif poursuivi.
Pour promouvoir ces produits, l’entrepreneur de 48 ans Thierry Maugendre va redynamiser son équipe de revendeurs français, passant de 180 à 225. La communication de la société va s’élargir et aussi viser les particuliers de l’Hexagone pour dénicher de nouveaux clients. Car il faut trouver preneur pour les 5 500 produits sortant chaque année du site de production de Dieppes, Sun Industries, dirigé par Dany Dumont.
Cependant, de l’aveu même de son associé Thierry Maugendre, « le marché national va mal ». La société va naturellement se tourner vers l’international pour investir des marchés dynamiques, dans l’Union européenne (Italie, Portugal, Espagne, Belgique, Allemagne, Roumanie et Grèce) mais aussi en dehors (Suisse et Russie).

Un centre de formation
Pour aborder ces nouveaux marchés, Flamespace adopte une approche particulière : « Nous sommes présents dans les salons, nous nous faisons des contacts pour trouver le bon importateur, proposant déjà des marques partenaires, puis on se lance », explique Thierry Maugendre, « un processus qui prend généralement un an », précise- t-il. Fidèle à cette méthode, Flamespace était présent au Fireplaces Salon – Kaminov 2014 de Moscou du 13 au 16 mars et au salon Romtherm de Bucarest du 10 au 13 avril.
« Il n’y a pas une véritable culture de l’export en France, on a une méconnaissance du reste du monde », regrette Thierry Maugendre, qui parle couramment anglais et allemand. L’entreprise peut capitaliser sur la bonne réputation de la “french touch” dans le domaine du chauffage au bois à l’étranger, en particulier en Europe de l’Est, mais aussi sur la productivité, atout de la France à l’international.
Pour maintenir cette réputation et assurer une bonne installation de ses produits, Flamespace devient centre de formation en 2006. 200 personnes viennent tous les ans « afin d’être formées à la pose des produits, on standardise ainsi l’installation, évitant des mauvaises surprises pour le service après-vente ». Viennent se former auprès de Flamespace des installateurs de toutes nationalités, y compris russe.
C’est précisément la Russie et l’Italie qui sont ses plus importants marchés à l’export aujourd’hui mais Flamespace ne compte pas arrêter son développement, bien au contraire. « Avant la fin de l’année, nous souhaitons nous installer en Azerbaïdjan, Géorgie, Israël, Québec, République- Tchèque et Ukraine, un beau challenge ! », annonce Thierry Maugendre. Dans l’immédiat, la Bosnie est en ligne de mire pour Flamespace, qui ne se limite décidément à aucune frontière.