Bonne année 2013 pour la Caisse d’Épargne Picardie

Publié dans le numéro 3511 par

 

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

La Caisse d’Epargne Picardie a conclu l’année avec des résultats très satisfaisants, a noté Laurent Roubin.

La Caisse d’Epargne Picardie a conclu l’année avec des résultats très satisfaisants, a noté Laurent Roubin.

La Caisse d’Épargne Picardie aura connu une année 2013 riche en événements : créations de deux centres d’affaires pour un meilleur maillage du territoire, d’un centre d’affaires aménagement immobilier et logement social, simplification de l’organisation avec le groupe BPCE (2e groupe bancaire français)…
Et malgré une économie toujours morose l’an passé – baisse de 2,1% du nombre de créations d’entreprises en Picardie contre une hausse de 2,2% pour le reste du pays, baisse des transactions immobilières dans les trois départements picards et un taux de chômage en hausse de 0,4 point (12,6%) – « la Caisse d’Épargne Picardie a conclu l’année avec des résultats très satisfaisants [voir encadré] (…) et a renforcé son rôle d’acteur régional en contribuant au financement de l’économie régionale, indique Laurent Roubin, qui note par ailleurs que : Les marchés boursiers reprennent un peu de vigueur, après une année 2013 difficile », à imputer à la crise économique qui a entraîné une crise de confiance. Mais selon le président du directoire, « si elle a été longue et profonde, on en voit aujourd’hui la fin ».

Nouveaux services aux entreprises
La Caisse d’Épargne Picardie a renforcé sa présence auprès des entreprises, avec le développement de nouvelles activités, notamment à l’international, « pour celles qui souhaitent sécuriser leurs opérations financières », comme la gestion des flux internationaux, les crédits documentaires et la couverture de change. Un expert international est mis à la disposition des entreprises pour les accompagner dans ces opérations financières. La banque se veut également « un arrangeur de dossiers complexes », qu’il s’agisse de financements de projets, cession-transmission, énergie renouvelable (comme avec le projet Kogeban)… Dix dossiers de ce type ont été traités en 2013, pour plus de 150 millions d’euros de financements arrangés.
Autre nouveauté : le lancement l’an passé de Cepic-Participations, structure de capital-développement, qui a permis à la banque d’accompagner trois entreprises, et le renforcement de son implication dans l’immobilier picard via Cepic Investissements (deux opérations en 2013). « Nous avons également à coeur de poursuivre notre engagement sociétal (1,5 million d’euros par an), complète Laurent Roubin. Tout euro placé est réinvesti dans la région. »

Lancements
Le site monpatrimoineimmoilier.fr permet à la Caisse d’Épargne de sélectionner des programmes immobiliers en fonction de critères précis, avec des investissements proches géographiquement. Les biens sont sélectionnés par un comité d’expert, « pour sécuriser les investissements », et les clients peuvent trouver des réponses à leurs questions afférentes au financement, patrimoine ou fiscalité.
La Caisse d’Épargne a également lancé courant mars le compte sur livret Picardie, calqué peu ou prou sur le modèle du crowdfunding, qui a pour vocation d’associer davantage les clients dans le financement de proximité (de projets créateurs d’emplois), par un système de collecte. « Il s’agit d’une démarche coordonnée menée sur un modèle fédéral, avec un livret par région, soit 27 au total, indique Pascal Brian, membre du directoire en charge du pôle « Banque de détail ». La première Caisse d’Épargne à l’avoir lancé est celle de Bourgogne. L’idée de fonds, c’est en substance de savoir comment chacun souhaite vivre son épargne et l’utiliser… Et cela nous permet d’établir des relations durables avec nos clients, en collant à l’évolution sociétale, pour ceux qui ont l’image d’une banque coopérative, c’est une démarche naturelle, qui répond à de nouveaux besoins, avec une traçabilité claire, grâce au blog. »
Et pour répondre à ces nouveaux besoins, la Caisse d’Épargne s’est adaptée à l’ère du temps, en développant le digital dans ses agences. Le client a le choix du mode d’interaction qu’il souhaite instaurer avec sa banque : intégralement sur Internet, avec son conseiller, ou les deux. « Il peut très bien commencer à distance et terminer en agence, les conseillers peuvent également reprendre la main sur l’application, toujours à distance, mais la plupart des clients préfèrent finaliser leurs démarches en agence. Quel que soit le cas de figure, les délais ont été ramenés de 24 heures à la journée même », explique Pascal Brian.
Les agences de la banque ont de leurs côté toutes été refaites, pour s’adapter, comme celle de Senlis, « au format numérique », avec notamment le développement d’espaces haut de gamme, la possibilité pour les professionnels de scanner et déposer directement leurs chèques, le renforcement du libre-service, et une nouvelle disposition des bureaux des conseillers pour une interactivité accrue avec le client, qui a le choix des différents canaux de communication.

Amélie Péroz