Sauvegarder les zones humides

Publié dans le numéro 3510 par

 

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

Cette convention satisfait toutes les parties.

Cette convention satisfait toutes les parties.

Espaces de transition entre la terre et l’eau, les zones humides sont des milieux d’un intérêt majeur qui assurent des fonctions importantes pour l’environnement et l’économie. Elles constituent des infrastructures naturelles de dépollution et de stockage de l’eau. Elles participent directement à l’équilibre du territoire en servant à l’écrêtage des crues, à la recharge des nappes phréatiques et l’épuration des eaux. Abritant une faune et une flore d’intérêt, elles sont des réservoirs de biodiversité et des zones de conservation d’un patrimoine paysager.

1% du territoire
On estime que 50 % des zones humides françaises ont disparu entre 1940 et 1990. Dans le bassin Artois-Picardie, la superficie en zones humides représenterait 1 % du territoire. Un tiers des zones humides est occupé par des prairies exploitées par des agriculteurs qui valorisent ces espaces, principalement par une activité d’élevage de bovin. C’est une des clés de préservation des zones humides du bassin.
C’est pourquoi, divers partenaires – agence de l’eau Artois-Picardie, chambre d’agriculture de la région Nord-Pas-de-Calais, chambre d’agriculture de la Somme, conseil régional de Picardie, conseil général du Nord, conseil général du Pas-de-Calais et conseil général de la Somme – ont signé une convention cadre à Saint-Valerysur- Somme. Cette convention cadre est effective pour la période 2013-2018. Elle prend effet à compter de la date de signature. Les partenaires signataires et les acteurs de terrain ont défini ensemble un programme d’actions de maintien de l’agriculture en zones humides sur son bassin comportant cinq axes de travail : optimisation de l’action publique pour compenser notamment les surcoûts induits par les conditions d’exploitations particulières et pour développer des systèmes plus efficaces d’incitation au changement de pratiques, maîtrise du foncier pour limiter la déprise agricole, accompagnement technique des agriculteurs pour optimiser leurs systèmes de production en tenant compte de la spécificité de ces milieux et les former à la préservation des milieux naturels, valorisation des production agricoles issues des zones humides pour améliorer le revenu des agriculteurs concernés et évaluation et capitalisation des expériences qui seront menées pour que ce travail puisse profiter à tous les territoires concernés du bassin.
« Pour l’État comme pour tous les partenaires, les zones humides sont importantes en fonction des services rendus : gestion de l’eau, biodiversité… Il n’y a pas de zones humides sans les agriculteurs. Pour nous, il est important de signer cette convention avec le monde agricole en particulier au niveau local. À noter qu’un troisième plan sera signé par l’État en 2014 », rappelle Thierry Vatin, représentant de l’État. « Cette convention optimise l’activité économique, se félicite Daniel Roguet, président de la chambre d’agriculture de la Somme. Elle permet qu’elle soit viable pour les agriculteurs tout en ayant un axe fort. Ils seront accompagnés par une dynamique collective dans la pérennité et pour l’installation des jeunes. De plus cette convention garantit la préservation des paysages.»