Nouvel hébergement à Villers-Cotterêts

Publié dans le numéro 3509 par

 

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La Résidence Henri-Vincent, baptisée ainsi en mémoire de cet homme né en 1900, pasteur baptiste à Paris, et précurseur de l’Abej en 1945.

La Résidence Henri-Vincent, baptisée ainsi en mémoire de cet homme né en 1900, pasteur baptiste à Paris, et précurseur de l’Abej en 1945.

Entre le château, le parc, le centreville et la piscine, le terrain est idéalement situé. Il accueille notamment, dans plusieurs bâtiments dessinés par le cabinet d’architectes local Bellière- Manière, 47 places d’hébergement et de réinsertion sociale, 30 places “lits halte soins santé”, 24 places en maisonrelais (résidents en voie d’évolution vers un logement autonome), 12 places en Appartements de coordination thérapeutique (ACT), et 15 places d’urgence dans le cadre du “115”.
Trois logements permettent d’accueillir des personnes possédant de grands chiens, tels de nombreux SDF qui ne trouvent pas de solution d’hébergement en raison de leurs animaux.

Historique
Le terrain dépendait de la société Résidence cotterézienne, vendue par Charles Baur à Logivam en 2002. La réflexion a été entamée il y a une dizaine d’années par l’Abej, association d’inspiration protestante, qui accueille et accompagne chaque personne en difficulté sans distinction d’âge, d’origine, de religion ou de moyens. L’Abej a fusionné avec l’association Coquerel : l’ensemble gère une vingtaine d’établissements dans l’Aisne, l’Oise, l’Essonne, la Seine-et-Marne. Elle est présidée par le Soissonnais Christian Savreux. L’Abej disposait d’un centre d’hébergement à Vieil-Arcy, le Moulin de Bas, qui a brûlé en 2000. Suite à ce sinistre, puis à la reprise du centre d’hébergement des 14 Maisons à Soissons en 2010, est né ce projet de construction neuve adapté aux défis actuels et regroupant certaines activités.
L’ensemble est bien sûr fonctionnel, accueillant, équipé d’éléments communautaires, salles de télé, espaces verts… Près de 130 personnes peuvent vivre ici, entourées d’environ 35 accompagnants, la moitié provenant des autres sites de l’Aisne, l’autre moitié embauchée en 2012.
Les résidents apprécient la situation du lieu. Ici, tout est tout près, écoles, commerces, services publics, parc du château, etc. Un plus réel pour l’insertion ; le voisinage n’a guère été emballé lors de la gestation du projet, mais la cohabitation semble désormais se dérouler normalement. L’ensemble a été baptisé Résidence Henri- Vincent, en mémoire de cet homme né en 1900, pasteur baptiste à Paris, et précurseur de l’Abej en 1945.