Le micro-crédit, l’arme anti-chômage

Publié dans le numéro 3509 par

 

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Laeticia Hard (à g.) qui a rebondi avec l’Adie et son magasin à Flesselles et Thierry Lurienne, directeur régional de l’Adie Normandie/ Picardie.

Laeticia Hard (à g.) qui a rebondi avec l’Adie et son magasin à Flesselles et Thierry Lurienne, directeur régional de l’Adie Normandie/ Picardie.

A l’occasion de sa 10e Semaine du microcrédit et de son 25e anniversaire, l’Adie souhaite faire connaître cette voie de retour à l’emploi. Avec plus de 14 600 microcrédits accordés au niveau national, l’Adie affiche en 2013 des résultats exceptionnels qui vont au-delà de ses objectifs. En 2013, en Picardie, ce sont 180 micro-entrepreneurs qui ont bénéficié d’un microcrédit. Depuis 1997, ce sont près de 1 800 personnes qui ont ainsi pu créer ou consolider leur propre emploi dans la région. Cette progression de 12% confirme que le microcrédit accompagné apporte une contribution incontestable à l’inversion de la courbe du chômage. C’est dans ce contexte encourageant que l’Adie organisait sa 10e Semaine du microcrédit début février dans toute la région. L’occasion de montrer aux personnes à l’écart du marché de l’emploi que l’initiative économique est un outil efficace de lutte contre le chômage. « La micro-entreprise constitue bel et bien un moyen efficace de retour à l’emploi pour des personnes fragiles bénéficiaires de minimas sociaux. Le taux d’insertion pour ces micro-entrepreneurs est de 84% et le taux de remboursement dépasse les 97% », souligne Thierry Lurienne, directeur régional de l’Adie Normandie/ Picardie qui organisait donc durant cette semaine plusieurs rencontres avec de futurs créateurs à Amiens, Beauvais, Abbeville, Creil et Laon. Les équipes de l’Adie qui travaillent avec de nombreux partenaires tels que Pôle emploi, CCI, Missions locales, BGE et les banques notamment.

Parole de micro-entrepreneur
Laetitia Hard, 42 ans, est une de ces créatrices d’entreprise financée par l’Adie et lancée sous le régime de l’auto-entreprise. « J’ai pu ouvrir mon magasin à Flesselles, LetiMod. On y trouve des articles de maroquinerie, des bijoux, des produits cosmetiques et des vêtements pour adolescents. J’ai la chance d’être tombée sur une clientèle fidèle et compréhensive, car je n’ouvre que les après-midi et le samedi du fait de ma maladie qui m’a conduite à renoncer à mon activité salariée dans le secteur des services à la personne », témoigne Laetitia Hard qui avoue aussi avoir frappé à de nombreuses portes avant de voir celle de l’Adie s’ouvrir en grand. « Ils m’ont prêté de l’argent, mais ils m’ont surtout accueillie et écoutée. Cela donne des ailes lorsqu’on sent que l’on croit en vous », ajoute la créatrice d’entreprise qui a ouvert son magasin de 12 m² construit spécialement dans le centre commercial de la commune qui compte déjà une brasserie, un opticien et un coiffeur. Le montant moyen d’un prêt de l’Adie est de 2 800 euros, le maximum allant jusqu’à 10 000 euros remboursable en 48 mois. On observe que 60% des prêts financent des entreprises commerciales et 25% servent des projets de services à la personne. L’Association pour le droit à l’initiative économique prévoit la création de 205 autres micro-entreprises en 2014 pour aider le maximum de personnes à sortir de la précarité.

*Association pour le droit à l’initiative économique.