Cash Baby, une jeune pousse… au service des jeunes parents

Publié dans le numéro 3509 par

 

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Aurore Bourgeois a pris en compte les conseils et les recommandations de son entourage pour construire son projet.

Aurore Bourgeois a pris en compte les conseils et les recommandations de son entourage pour construire son projet.

Aurore Bourgeois n’a pas d’enfant, si ce n’est sa jeune entreprise qu’elle décrit comme « son bébé ». Son projet de boutique d’achat-vente d’équipements et produits pour bébés, l’entrepreneuse l’a longuement mûri depuis juin 2013 : « J’ai sondé ma famille et mes amis, avançant à tâtons et prenant de nombreux conseils auprès de mon entourage », raconte-t-elle.
Fille et petite-fille de commerçants, Aurore Bourgeois a baigné dans l’univers de la vente depuis son enfance et reconnaît « avoir besoin de challenges pour avancer ». En décembre 2013, elle se lance et décide de quitter son emploi de chef de secteur dans les vins et spiritueux pour ce nouveau défi.

Un modèle original
La singularité de Cash Baby : créer une boutique pour les parents, ceux n’ayant plus l’usage de certains équipements de leurs enfants devenus grands et ceux en quête de bonnes affaires, mais pas au prix de la sécurité de leurs têtes blondes.
Toute la matinée, Aurore Bourgeois reçoit dans son bureau les clients vendeurs et leurs produits pour convenir ensemble d’un prix. « Chaque client et chaque produit est traité, on est dans une démarche de personnalisation », insiste l’entrepreneuse. Une fois qu’un prix satisfaisant pour tous est trouvé, Cash Baby règle directement la somme aux vendeurs. Ensuite, l’après-midi, l’entreprise se charge de revendre les produits d’occasion ainsi rachetés.
« L’avantage de cette formule par rapport au dépôt-vente est qu’il n’y a pas besoin de rendez-vous et que les parents vendeurs sont sûr de ressortir de la boutique avec de l’argent », explique Aurore Bourgeois. Les acheteurs ont, eux, la satisfaction de disposer d’un produit de qualité pour un prix peu élevé.

Une démarche dans l’ère du temps
En période de crise où chaque dépense est l’objet de l’attention des ménages, l’équipement pour bébés représente un coût très important, pour seulement deux ou trois ans d’utilisation. « Aujourd’hui, ce n’est plus mal-vu d’avoir des produits de marque d’occasion, il y a eu une véritable évolution des mentalités », analyse Aurore Bourgeois. Avec ces nouvelles pratiques d’achats, l’entrepreneuse est convaincue que son projet « arrive dans un parfait timing ». Et la concurrence d’Internet, les sites populaires comme Le Bon Coin ? « Ils sont souvent saturés, sans garantie et c’est toujours le même ordre de prix pour un même produit », répond Aurore Bourgeois. Cette dernière fait même de ces rivaux du Net des alliés et des relais pour sa propre publicité.
D’ici quelques années, son ambition serait d’ouvrir une autre boutique dans une zone commerciale et d’engager des employés aux profils divers mais partageant sa motivation sans faille. En attendant, son point de vente-achat vient de faire ses premiers pas dans le centre-ville d’Amiens.