L’aéronautique, fleuron industriel samarien

Publié dans le numéro 3506 par

 

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Jean-François Cordet, préfet de région, Hugues Francomme, maire de Méaulte, et Stéphane Demilly, député-maire d’Albert, visitent le nouveau bâtiment de Figeac aéro.

Jean-François Cordet, préfet de région, Hugues Francomme, maire de Méaulte, et Stéphane Demilly, député-maire d’Albert, visitent le nouveau bâtiment de Figeac aéro.

Henry Potez, avionneur français né à Méaulte, lance dans les années 1920 la société Aéroplanes Henry Potez, dans un premier temps en région parisienne avant de l’implanter dans sa ville natale. Quelques décennies plus tard, Aerolia inscrit durablement le Pays du coquelicot dans l’histoire industrielle de l’aéronautique. En 2007 le site se dote même d’un aéroport qui permet, en plus du transport de passagers, au Beluga (un avion-cargo) de convoyer les imposantes pointes avant sur les sites de Saint-Nazaire et Toulouse. L’espace entre Aerolia et l’aéroport donne naissance à l’Aéropôle de Picardie qui regroupe les sous-traitants du géant de l’aéronautique mais également le centre de transfert de technologie IndustriLAB, un village PMI ou encore le Pôle hydraulique et mécanique d’Albert. Il s’agit de consolider la filière aéronautique mais également de diversifier le tissu économique du territoire.

Aerolia et ses partenaires

Industriels et acteurs locaux ont salué l’installation de Figeac aéro sur la ZAC Aéropôle, la production devrait commencer dès mars.

Industriels et acteurs locaux ont salué l’installation de Figeac aéro sur la ZAC Aéropôle, la production devrait commencer dès mars.

Après Laroche industries, Blondel aérologistique et Thyssenkrupp en 2013, c’était au tour de Figeac aéro, installé sur le site même d’Aerolia depuis 2011, d’inaugurer un bâtiment de 6 000 m² implanté sur la ZAC Aéropôle. Pour l’occasion, Jean- Claude Maillard, fondateur de l’entreprise, a rappelé l’étroite collaboration et la parfaite confiance qui existe avec son principal donneur d’ordre : « Aerolia est notre premier client, ce bâtiment a pour socle la confiance qui existe entre nous. Il y a eu une impulsion forte pour ancrer l’entreprise à Méaulte. » Une relation de confiance fondamentale qui s’étend à l’ensemble des sous-traitants. « Nous ne parlons pas de performance du fournisseur. Travailler ensemble en tant que partenaires permet d’établir des relations de confiance à long terme. Cela crée plus de valeur et a plus de vertu qu’un simple contrat. Nous garantissons cependant six mois de commandes à l’ensemble de nos partenaires pour qu’ils puissent avoir de la visibilité et leur permettre d’investir », a expliqué Raphaël Duflos, directeur des achats d’Aerolia.
Le bâtiment de Figeac aéro, qui accueillera la production des planchers d’avion, a demandé un investissement de 7 millions d’euros, une prise de risque soulagée en partie par l’assurance de nombreuses commandes puisqu’en 2013, Airbus a engrangé 1 503 commandes d’avions, portant le carnet de commandes à 5 559 avions fin 2013, soit 5 559 pointes avant à fabriquer au Pays du coquelicot : « Une visibilité d’emploi incomparable pour les salariés d’Aerolia et de ses sous-traitants » pour Stéphane Demilly, député-maire d’Albert. Le site picard de Figeac aéro compte aujourd’hui 98 salariés, l’objectif étant de monter à 200 d’ici 2015.

Une véritable volonté politique
Si la success story d’Aerolia bénéficie largement au territoire picard, l’implication de l’ensemble des acteurs locaux a largement contribué à cette réussite, une donnée soulignée par Stéphane Brunel, conseiller général pour qui « Aerolia c’est l’aboutissement d’une union entre les industriels et les élus. Cette implantation est une aventure humaine et économique qui développe le tissu local, l’habitat et le tourisme ». Jean- François Cordet, préfet de la région Picardie, a tenu à rappeler le caractère fondamental de la filière pour la Picardie, estimant que l’ancrage fort de l’aéronautique bénéficie au territoire et a des conséquences sur l’ensemble de celui-ci. « Il faut continuer à structurer la filière, qui est aujourd’hui un symbole de réussite, de savoir-faire et d’intelligence, pour générer de nouvelles activités et de nouveaux emplois », a-t-il conclu.