Groebli : le savoir-faire soissonnais au top

Publié dans le numéro 3503 par

 

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Olivier Maroille et Aziz Oudane devant les dégrilleurs, prêts à partir

Olivier Maroille et Aziz Oudane devant les dégrilleurs, prêts à partir

Les dégrilleurs permettent de filtrer les objets volumineux qui arrivent à la station, toujours trop nombreux. Notamment les lingettes, un phénomène de société, qui peuvent bloquer le fonctionnement des installations.
Le dégrilleur est équipé d’un système automatique qui permet de remonter les objets, jusqu’au format d’un moteur de voiture. Chaque dégrilleur mesurera, monté, 4 mètres de haut. La commande a été passée par le groupe Vinci-Fayat, sous diverses conditions : volonté de faire travailler des entreprises françaises ; de pouvoir suivre ces fabrications, d’où l’intérêt d’un site propre à ce travail ; qualité et réactivité. Au départ, la commande portait sur cinq dégrilleurs, mais Vinci a confié l’ensemble à son partenaire soissonnnais pour toutes ces raisons. Cette commande représente plus de 20 000 heures de travail et permet d’utiliser toutes les compétences de l’entreprise : mécanique, chaudronnerie, électricité, automatismes. Les pièces, qui ont nécessité 500 tonnes d’inox, ont été fabriquées dans l’usine avenue de Coucy, puis dans un vaste atelier de 1800 m² loué temporairement à Mercin-et-Vaux.
L’usine Groebli, créée en mai 1955, est l’une des toutes dernières industries indépendantes du Soissonnais. Elle emploie, avec son bureau d’études, une centaine de personnes dont 76 en production. Plusieurs salariés sont en montage à l’extérieur, parfois depuis plusieurs années. L’entreprise intervient en chaudronnerie, mécanique, intégration d’automatismes, et fournit quelques industries locales (Verrallia, Saica, Chapsol, France Nuanciers). Elle a également une activité importante en pétrochimie (tuyauterie, process industriel pour la fabrication de liquide lave-glaces ou d’huiles…) Elle investit régulièrement, comme pour ce nouveau centre d’usinage implanté avenue de Coucy, d’un coût d’environ 100 000 €.

L’entreprise recrute
Elle a employé jusqu’à plus de 20 intérimaires l’été dernier. En 2013, elle a embauché cinq collaborateurs, et cherche actuellement à recruter un chaudronnier, un aléseur, un fraiseur, un tuyauteur-soudeur. Un comble dans le bassin soissonnais ! Olivier Maroille, directeur, déplore : « Nous n’avons pas assez de formations utiles au bassin, c’est un vrai problème. Dans les cinq prochaines années, cinq à six salariés actuels partiront à la retraite, des bons, qu’il faudra remplacer ! »