La filière mécanique-métallurgique a de l’avenir en Picardie

Publié dans le numéro 3486 par

 

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La troisième convention d'affaires de MécaMéta s'est tenue à Senlis.

La troisième convention d'affaires de MécaMéta s'est tenue à Senlis.

350 rencontres, 75 entreprises, 9 rendez-vous par structure… La convention d’affaires de MécaMéta a réuni les acteurs de la métallurgie et la mécanique picarde. Chaque entreprise y a trouvé son compte : les donneurs d’ordres régionaux ont pu rencontrer des entreprises et les sous-traitants ont eu l’occasion de mettre en avant leur savoir-faire. « L’intérêt est de créer des relations et des interactions entre les entreprises qui n’ont ni l’occasion ni le temps de se rencontrer, note Didier Lézier, le nouveau président de MécaMéta, le rôle de MécaMéta est de soutenir les entreprise de ce secteur mais aussi de les mailler. » Depuis trois ans, cette convention attire de plus en plus les entreprises et est devenue le rendez-vous annuel de la filière en Picardie. « C est la troisième année que j’y participe et c’est très important pour moi : je dirige une structure moyenne de 23 personnes basée dans l’Aisne. J’ai ici l’opportunité en une journée de rencontrer beaucoup de personnes qui pourraient travailler avec moi. Aujourd’hui j’ai trouvé un fournisseur potentiel et discuté avec de nombreux autres sur des projets », témoigne Nicolas Martin, directeur de UMA (Usinage mécanique de l’Aisne) à Neuilly- Saint-Front. Ce rendez-vous est d’autant plus essentiel puisque la filière mécanique-métallurgique est le premier secteur industriel de la région, représentant 41 % de l’emploi industriel picard. Il regroupe 1 500 entreprises et 44 700 salariés. C’est même un secteur qui a de l’avenir car d’ici quelques années, 200 personnes seront recrutées chaque année. Pourtant, les chefs d’entreprises trouvent quelques difficultés à recruter depuis quelques années. « Ce secteur pâtit d’une image difficile au vu de la pénibilité du travail, remarque Emmanuel Vielliard, ancien président de Méca- Méta (2009-2013) et président actuel du CETIM, nous réfléchissons sur les innovations que nous pouvons apporter à ce secteur comme la robotisation qui peut aider les salariés dans certaines de leurs tâches. Cette filière recherche de la main d’oeuvre et pour en trouver il faut voir comment sera l’usine de demain. » C’est donc toute la problématique du comité mécanique de Picardie : attirer de la main d’oeuvre ultra spécialisée. Aujourd’hui, la mécanique et la métallurgie changent de visage et se modernise. Ce secteur s’ouvre à d’autres pour créer « une vraie dynamique », note Didier Lézier, pour que le but, à terme, soit « de continuer à produire en France car n’avons vraiment rien à envier à nos voisins », conclut Emmanuel Vielliard.