La deuxième vie de l’école d’état-major de Compiègne

Publié dans le numéro 3484 par

 

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Michel Foubert préside le comité de pilotage du projet.

Michel Foubert préside le comité de pilotage du projet.

Sa situation au centre de Compiègne lui confère une importance particulière. La reconfiguration de ce site doit prendre en compte plusieurs contraintes : sa taille 48 000 m², les coûts de réhabilitation des bâtiments, qui sont protégés sur le plan architectural, et la nécessité de mettre aux normes la voirie et les réseaux, et aussi le manque de places de stationnement. Le projet recréera des emplois avec des bureaux, dont une partie pourra accueillir un établissement d’enseignement supérieur. Michel Foubert, premier adjoint de la ville de Compiègne et président du comité de pilotage du projet, le détaille : « La ville a les accords pour commencer la première phase des travaux estimés à 4,3 millions d’euros. En fait ce ne seront que 2,3 millions d’euros de dépensés, car l’Etat compense la non venue de l’ONF à Compiègne, avec 2 millions d’euros. Nous avons édité un plan guide ; dans la cour d’Eylau, dans des bâtiments déjà existants, nous avons l’accord de l’architecte des bâtiments de France pour aménager environ 80 logements de standing avec des parkings en sous-sol. » La partie commandement du Général dont les bâtiments donnent sur l’Oise sera réhabilitée et dédiée aux activités tertiaires, avocats, experts comptables, assurances et une pépinière de tertiaires afin de pouvoir développer et faciliter l’implantation des jeunes patrons d’entreprises. L’ancien manège équestre déjà transformé en gymnase par les militaires sert aux scolaires, aux étudiants de l’UTC et aux sportifs. Un deuxième gymnase sera géré par l’office des sports. La cour d’Orléans et le bâtiment du mess qui sont adjacents au Théâtre Impérial va devenir une esplanade qui s’ouvrira sur le théâtre. Dans le mess, il y aura un quartier de l’innovation technologique et culturelle en liaison avec l’UTC. Des chercheurs s’y installeront deux ou trois mois et pourront accueillir pendant la même période des artistes venant du monde entier.

Créer des emplois

Michel Foubert poursuit la visite guidée : « Nous créons à Compiègne une dynamique forte qui va la faire connaître, avec dans le coeur de ville innovation et culture. C’est un projet complètement novateur en France que de mêler technologie et culture. Nous l’avons déjà expérimenté au centre Jean Legendre, avec succès ; nous allons l’agrandir et ce bien sûr dans l’esprit de créer des emplois. » L’école d’état-major va devenir un véritable quartier et la rue de la 8e division sera recréée comme elle l’était au XVIIIe siècle ; il y aura des liaisons douces (voies piétonnes et cyclables) pour relier ce nouveau quartier aux autres. A terme, il y aura une passerelle qui le reliera au quartier de la gare, qui lui aussi sera rénové dans les six années à venir. Michel Foubert décrit l’aménagement de la dernière partie de l’école : « Les bâtiments longeant le cours Guynemer seront dévolus au logement dont 20% consacrés au social, le rez de chaussée étant réservé aux activités tertiaires. Des projets hôteliers pourront se développer si l’activité touristique continue à progresser. » Le cabinet Chavanne avec ses architectes, ses paysagistes, ses spécialistes de l’éclairage travaillent sur ce projet dont les travaux commenceront début 2014, dans la cour d’Eylau.