L’emploi des personnes handicapées en question

Publié dans le numéro 3460 par

 

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L’occasion pour les employeurs publics de Picardie de rencontrer l’ensemble des acteurs régionaux impliqués dans l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi des personnes handicapées.

L’occasion pour les employeurs publics de Picardie de rencontrer l’ensemble des acteurs régionaux impliqués dans l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi des personnes handicapées.

Le taux d’emploi légal des travailleurs handicapés en région Picardie dans les trois Fonctions publiques demeure en deçà des 6 %. Pourtant, tout le monde s’accorde à dire que l’emploi des personnes handicapées dans la fonction publique est un facteur de richesse. « Pour la Caisse des dépôts et consignations, il ne s’agit pas d’un effort à faire mais réellement d’un enrichissement. Nous avons atteint, en ce qui nous concerne, les 6 %, mais ce n’est pas fini. Ce n’est pas une question de responsabilité sociale mais véritablement un choix rationnel. Recruter une personne en situation de handicap c’est choisir le meilleur, le plus motivé. C’est un choix important pour l’employeur », lance Céline Senmartin, directrice régionale de la Caisse des dépôts et consignations qui assure la gestion administrative du Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP). Ce fonds finance les actions de recrutement ou de maintien dans l’emploi de personnes handicapées dans la Fonction publique (accessibilité, aménagement de postes, formation, apprentissage, accessibilité…). Mis en place en juin 2006, le FIPHFP est placé sous la tutelle de la ministre des affaires sociales et de la santé, du ministre de l’intérieur, de la ministre de la réforme de l’Etat, de la décentralisation et de la fonction publique, du ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget, et de la ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion.

Travailler sur le reclassement
« Cette année, nous voulons travailler sur le reclassement. Dix conventions ont été signées en région. Nous avons aussi constaté que les services RH des entreprises rencontraient les mêmes difficultés. Nous allons donc mettre en place un pacte territorial pour créer un effet réseau bénéfique », annonce Guillaume Lhuillier, délégué interrégional du FIPHFP qui intervient sous forme d’aides au cas par cas demandées par les employeurs sur sa plate-forme en ligne, ou de conventions pluriannuelles avec les employeurs des trois Fonctions publiques (ministères, villes, conseils généraux et régionaux, hôpitaux…). « Ma première question à l’annonce de l’arrivée de Jérôme dans notre équipe fut logistique : comment l’intégrer au mieux… », témoigne Christiane Tuillier, la tutrice de Jérôme au sein de la cellule administrative et financière du secteur Nord-Est de la mairie d’Amiens. Jérôme, 37 ans, devenu travailleur handicapé à la suite d’une cheville cassée, ne pensait pas retrouver du travail. « Je suis là pour porter ce message en direction des employeurs afin qu’ils laissent une chance aux travailleurs handicapés et leur permettent une meilleure intégration dans le monde du travail », martèle ce nouvel agent de la Métropole, qui a signé son contrat en décembre. En Picardie, les efforts réalisés sont importants. En 2012, 236 dossiers ont été inscrits au FIPHFP, soit 880 000 euros pour le maintien dans l’emploi, l’adaptation du poste de travail ou l’amélioration de l’accessibilité des locaux.