Fédérer les auto-entrepreneurs

Publié dans le numéro 3460 par

 

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Nicolas Mariani veut créer un réseau d’entraide.

Nicolas Mariani veut créer un réseau d’entraide.

Une majorité de personnes choisissent le statut d’auto-entrepreneur pour se lancer à leur compte. Reste que beaucoup d’entre elles ressentent de la solitude. Lui-même auto-entrepreneur à Abbeville, notamment dans le domaine de l’animation et dans la vente de dessins animés personnalisés, Nicolas Mariani veut créer une association pour tous les auto-entrepreneurs.

Communiquer

Une réunion d’information a été organisée à Abbeville. Une vingtaine de personnes y ont participé, dont des salariés de Goodyear à Amiens. « Elle s’est déroulée plutôt sous forme de débat, ce qui a permis à chacun de s’exprimer sur les difficultés, les besoins, les attentes dans le cadre du statut d’auto-entrepreneur, explique-t-il. Un besoin de communication semble absolument nécessaire pour mieux se développer. C’est ici le futur rôle de l’association en cours de création. »
Ainsi, quelques idées ont été abordées pour développer cette communication qui pourrait passer par des sites Internet, des forums, la distribution de flyers… De nombreuses questions ont été posées quant aux assurances car il existe différentes polices ou garanties selon le corps du métier exercé ou l’activité. Il a d’ores et déjà été conclu qu’une formation et/ ou réunion pour le conseil en assurances serait organisée lorsque l’association sera sur pied.

Tremplin

Deux salariées de l’association Compétences pour l’entreprise de Chepy, qui peuvent aider les porteurs de projet dans leurs démarches, ont présenté les divers services que l’association propose gratuitement. « Il est vrai que le statut d’autoentrepreneur pour certaines personnes est un tremplin vers la création réelle d’entreprise, assure Nicolas Mariani.
Pour d’autres personnes, le statut se suffit à lui-même. L’un des avantages est qu’il suffit de s’inscrire. Il n’y a pas beaucoup de démarches à faire.
»
Mais il reconnaît « le mauvais côté des choses. L’auto-entreprise ressemble à du black déclaré. Je fais de l’animation mais je suis diplômé pour le faire. Les artisans n’ont pas tort de se plaindre, c’est de la concurrence déloyale. Mais pour quelqu’un qui cherche du travail, en particulier les jeunes, c’est un statut idéal ». Un expert-comptable était également présent.
La cotisation pourrait s’élever à un euro symbolique. « La meilleure cotisation sera de prêter main forte à un confrère de temps en temps et aussi d’échanger et de partager ses savoirs », conclut Nicolas Mariani.