Manuel Cournot, nouveau directeur d’Aérolia Méaulte

Publié dans le numéro 3456 par

 

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Manuel Cournot (à d.) avec son prédécesseur, Jean-Luc Sturlese.

Manuel Cournot (à d.) avec son prédécesseur, Jean-Luc Sturlese.

Manuel Cournot est officiellement directeur de l’usine Aérolia de Méaulte depuis le 1er février. Le nouveau directeur est en fait présent à Méaulte depuis le 10 janvier, le temps d’assurer la transition avec Jean-Luc Sturlese, son prédécesseur. Ce dernier est aujourd’hui, en charge du programme d’amélioration de la performance globale de l’entreprise : Aérolia excellence systems. Très rapidement, Manuel Cournot a d’ailleurs rencontré les salariés d’Aérolia Méaulte à l’occasion de la cérémonie des voeux. Il dirige aujourd’hui une entreprise qui emploie plus de 1 400 personnes.

Airbus et Bombardier
Le nouveau directeur de l’usine picarde a un parcours atypique. Il a grandi en Afrique jusqu’à l’âge de 16 ans. Il a passé deux fois le bac, une première fois au Cameroun, une seconde à Paris, au retour en France de sa famille. Il a suivi des études de finances aux États-Unis, avant de travailler pour des banques puis des usines. « J’ai fait de la performance industrielle et beaucoup de travail d’optimisation », raconte-til. Il a successivement travaillé à Valéo, Spie, Euraltech et déjà connu le monde de l’aéronautique avec l’entreprise Sonaca Aéronautique.
Manuel Cournot sait qu’il arrive dans une entreprise en bonne santé, malgré la crise. « Nous avons de belles choses qui arrivent, assure-t-il. Nous avons la chance de nous développer énormément et avons un cahier de commande plein sur sept, huit ans. » Aérolia, filiale à 100 % d’EADS, travaille pour Airbus, du groupe EADS. « Nous sortons les pointes avant de trois A320 par jour, de trois A330 par semaine et de trois A380 par mois », affirme Manuel Cournot. Aérolia travaille pour un autre client, le constructeur canadien Bombardier. L’usine de Méaulte réalise le fuselage de 14 mètres de long des avions d’affaires Global 7 000 et Global 8 000. Un travail réalisé en Picardie le temps qu’Aérolia construise une usine près de Montréal qui réalisera à l’avenir ces fuselages. « Méaulte assure la montée en puissance », explique Manuel Cournot.

« Problème de riche »
De son coté, Jean-Luc Sturlese quitte une usine où il a passé « trois ans et demi très sympathiques ». Si son bureau est à présent à Toulouse, il sera amené à venir très régulièrement à Méaulte dans le cadre de ses nouvelles fonctions. Sous sa direction, le nombre de livraisons est passé de 509 en 2009 à 612 en 2012. « Le premier travail que nous avions à faire, c’était de faire accepter Aérolia et la séparation d’Airbus, qui n’était pas simple à intégrer, se souvient-il. Les gens parlent de moins en moins d’Airbus, sauf en tant que client. Nous avons fait naître des produits comme l’A400M et l’A350, avec la caractéristique d’être tout en composite. » Il a connu également une politique d’emploi positive chaque année, une centaine de personnes étant embauchées par exemple en 2012. Il laisse donc à son successeur « un problème de riche. Nous sommes toujours en croissance, poursuit Manuel Cournot. Nous gérons la croissance. Nous cherchons à embaucher. »