Antiquités à Mégacité

Publié dans le numéro 3454 par

 

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Entre les meubles et les tableaux, des bijoux étaient également exposés.

Entre les meubles et les tableaux, des bijoux étaient également exposés.

Lédition 2013 du salon a misé plus sur la qualité que sur la quantité. Seule une quarantaine d’exposants avaient investi le hall de Mégacité pour ces quatre journées consacrées, cette année, aux antiquaires et brocanteurs. « Il pourrait y en avoir une dizaine de plus » constate d’ailleurs Christine Lesauvage, responsable foires et salons de Mégacité, qui avait en charge l’exclusive organisation de l’événement. Un événement qui, si au fil des ans, change de nom ou d’organisateur, reste un rendez-vous incontournable des amateurs d’antiquités en tout genre. Meubles anciens, bibelots, tableaux ou plus étonnant, bijoux et champagne, il y en avait pour tous les goûts et pour toutes les bourses.
Tout d’abord, le cout du prix de l’entrée (5 euros), qui pour être raisonnable, n’en n’est pas pour le moins anodin. « Ça sélectionne les visiteurs », explique Christine Lesauvage. Car même si tout ce qui était exposé n’était pas d’une valeur inestimable, tout le monde s’accorde à dire que la grande majorité des objets présentés étaient beaux et de bonne qualité. Les exposants soient repartis satisfaits, et les ventes n’ont pas été, comme les objets recherchés, rares. Heureusement pour eux quand on sait que la location d’un emplacement pour quatre jours d’exposition coûte de 1 000 à 2 500 €, selon la surface de l’emplacement. « Si vous ne vendez rien, vous avez vite fait de prendre un bouillon » plaisante d’ailleurs Jean-Louis Leclercq, antiquaire à Amiens. Cet habitué du salon, présent pour la 30e fois, avoue « vendre correctement, même si c’était une édition de période de crise, et on s’accroche en attendant des jours meilleurs ». Des jours meilleurs dans son magasin car comme il l’explique lui-même « ma présence ici a un aspect promotionnel, ce qui n’est pas le cas pour ceux qui ne sont pas de la région. Je viens pour mieux me faire connaitre dans ma ville et fidéliser ainsi une clientèle » Et ça marche ! « Il y a pas mal de clients que j’ai récupéré il y a quinze ou vingt ans dans le salon, si je n’avais pas été présent, je ne les aurai pas eu. » Gageons que sur les quelques 3 500 visiteurs du salon, « 500 de plus que l’année précédente » se réjouit Christine Lesauvage, quelques-uns seront désormais des habitués du 27, rue du colonel Tempez, là où se situe la boutique de celui qui n’a qu’un regret : « Il y a très peu de gens du coin, au salon comme dans la région alors qu’on était 15 ou 20 il y a vingt ans et pire, il n’y a pas de relève. »