Gaël Mordac, nouveau président des commerçants du centre-ville d’Amiens

Publié dans le numéro 3455 par

 

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Gaël Mordac, président de la FACCVA, au milieu des bouteilles de la maison Martigny.

Gaël Mordac, président de la FACCVA, au milieu des bouteilles de la maison Martigny.

PLG : Pourquoi et comment devient-on président de la FACCVA ?
G. M : Je m’implique dans la fédération depuis qu’elle existe. Il faut que chacun donne un peu plus de son temps pour devenir président. D’ailleurs, un de mes souhaits, c’est que désormais il y ait un roulement chaque année (contre deux ans auparavant) pour qu’il y ait une implication de tout le monde et que ce ne soit pas toujours les mêmes qui s’y collent.

PLG : A quoi sert la fédération ?
G. M. :
La fédération, qui compte 250 adhérents, sert notamment à animer et à promouvoir le centre-ville en proposant des animations comme la braderie, la réderie, le marché de Noël, ainsi qu’une animation en rapport avec l’Anzac Day. Pour les adhérents, il y a un accès membre au CE ; on les renseigne aussi par exemple sur les mises aux normes handicap ; nous organisons des cafés juridiques, notamment sur les baux commerciaux, qui aident les commerçants à avoir des réponses à leurs questions. Ça permet aussi aux commerçants isolés de se sentir moins seuls et d’avoir accès à une base. Et pour faciliter encore tout cela, nous allons missionner une personne afin de mettre en place des documents uniques afin d’uniformiser et faciliter le travail administratif des commerçants.

PLG : Sur quoi travaille la fédération en ce moment ?
G. M. : Au niveau des animations, nous travaillons déjà sur le marché de Noël. C’est l’opération qui demande le plus de travail. Au niveau d’une réflexion plus générale, c’est le tramway.

PLG : Justement, le tramway est-il important pour la fédération et les commerçants ?
G. M. Heureusement qu’un investissement de 100 millions d’euros risque d’apporter quelque chose sinon il faudrait arrêter tout de suite ! Le tramway est un gros axe de travail car c’est un enjeu colossal. Beaucoup de commerçants n’ont pas réalisé ce que ça peut représenter. Ils pensent que s’il ne passe pas par chez eux, ils ne seront pas concernés. Ils ont tort. Cela va être positif en termes de transport, espérons qu’il continue à générer un trafic de chalands mais ça on ne le saura que plus tard. Concernant le tracé, de toute façon il n’y a encore rien d’établi, les discussions sont en route et la fédération va être consultée.

PLG : On a dit que vous souteniez les Goodyear et que vous deviez baisser les rideaux lors de la manifestation prévue et annulée du 26 février. Est-ce-vrai ?
G. M. : Il n’a jamais été question de baisser les rideaux lors de cette manifestation. Ça a d’ailleurs déjà été démenti. Il n’y a eu aucun contact avec les Goodyear pour cela. Il est cependant vrai qu’on les soutient. On mène une réflexion sur ce qu’on peut faire car c’est impossible qu’une telle friche industrielle se mette en place. Il est possible qu’on mette en place une action commune avec les supermarchés à ce sujet.