Un site de stockage de pommes de terre bientôt à Athies

Publié dans le numéro 3452 par

 

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

 

Pierre Fenot, maire d’Athies, Pierre Fenot, Alain Marguin, directeur de Terre de France et Francis Boitel, exploitant agricole et vice-président chargé du développement économique.

Pierre Fenot, maire d’Athies, Pierre Fenot, Alain Marguin, directeur de Terre de France et Francis Boitel, exploitant agricole et vice-président chargé du développement économique.

Nous travaillons sur ce projet depuis près d’un an. Cette signature a été rendue possible grâce à la vente d’un terrain. Ce projet est l’opportunité de lancer une zone d’activité en sortie d’autoroute à Athies, avec une première entreprise qui réaffirme l’identité agricole du territoire », explique, satisfait, le président de la communauté de communes du Pays hamois, Marc Bonef. Quant au maire de la commune d’Athies, Pierre Fenot, celui-ci avoue que l’implantation de cette entreprise a pu se réaliser grâce à la collaboration étroite avec la communauté de communes du Pays hamois. Et de préciser que pour cette petite commune de 660 habitants, cette création d’entreprise est une chance, d’autant plus que les camions ne passeront pas dans le village. Les travaux devraient commencer à la mi-mars si le permis de construire est accordé.
La société Terre de France, dont le siège est basé dans l’Ain, appartient au groupe Ajyr. Elle possède des sites en Champagne, dans le Loiret et dans l’Eure-et-Loir. Son principal client est la grande et moyenne distribution (80 %). Le directeur de la société Terre de France, Alain Marguin, cherchait depuis quatre ans un terrain dans le nord de la France. « Cette implantation à Athies va permettre de nous rapprocher des producteurs de pommes de terre de chaire ferme de la région avec lesquels nous travaillons déjà. Cela permettra également de préserver la qualité du produit au départ du champ pour le mettre en conservation tout de suite après la récolte, avec une diminution des coûts de transport puisque les pommes de terre picardes partaient en Champagne. Les pommes de terre seront stockées dans les frigos sans traitement anti-germinatif, et seront prêtes à conditionner, pour Carrefour par exemple », explique Alain Marguin.
La construction d’un bâtiment frigorifique de 7 500 m² avec un hall d’expédition et une plate-forme extérieur de 10 000 m² devrait être opérationnelle au 1er août 2013. Pour l’année 2013, 12 000 à 15 000 tonnes de pommes de terre seront stockées. Le directeur prévoit de constituer une équipe de quatre emplois à temps plein avec une dizaine de postes intérimaires durant la période de récolte d’août à octobre. Durant l’hiver, un à deux postes intérimaires sont également prévus pour le tri des pommes de terre et le conditionnement en big bags pour l’export. « Le projet devra être conçu au milieu d’un champ, avec une route hors gel. La construction dans une zone industrielle n’est pas adaptée à notre métier », souligne le directeur. La société prévoit dans deux ans d’agrandir le frigo, avec une extension de l’unité par un site de lavage et de conditionnement d’autres légumes tels que la carotte, l’oignon et peut être à long terme la commercialisation des endives Priméale.