UMA : plutôt un partenaire qu’un sous-traitant

Publié dans le numéro 3452 par

 

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Depuis son arrivée en 2003, Nicolas Martin n’a cessé d’investir pour moderniser l’outil de production.

Depuis son arrivée en 2003, Nicolas Martin n’a cessé d’investir pour moderniser l’outil de production.

A Neuilly-Saint-Front, l’entreprise UMA (Usinage mécanique de l’Aisne) est l’exemple même d’une adaptation de l’outil industriel et de la stratégie face aux marchés. Créée en 1928 en région parisienne, la PME familiale ouvre un site de production en 1972 à Neuilly-Saint- Front. En 1990, elle mise sur le secteur automobile et en ressortira sept plus tard. « La mutation de ce secteur nous a obligés à aller vers d’autres marchés », explique Nicolas Martin, le PDG depuis 2003. Ce patron, à la tête d’une entreprise qui réalise 2,5 M€ de chiffre d’affaires et emploie 23 salariés, s’est positionné sur les marchés de l’aéronautique (la plus grosse part du chiffre d’affaires), le ferroviaire (20 % du CA) et le bâtiment (10 % du CA) en concevant des pièces en petite série. L’armement, les jeux, les jouets et les sports et loisirs sont aussi, dans une moindre mesure, des débouchés.

Solution la plus économique
Au cours de ces dernières années, UMA (dont le siège social est aujourd’hui dans l’Aisne) a investi dans un nouveau parc de machines à commande numérique avec l’objectif d’optimiser les frais de maintenance et de gestion de l’outillage. « Notre objectif est de trouver la solution la plus économique pour le client », indique Nicolas Martin pour qui cette stratégie permet actuellement de résister au contexte économique difficile et aux faibles marges. La PME a aussi investi dans les moyens humains et informatiques pour répondre plus rapidement aux demandes de la clientèle. Ainsi, un plan de formation sur plusieurs années a été mis en place pour renforcer les compétences d’un personnel attaché à son entreprise. « L’usinage et la mécanique sont des métiers et des secteurs qui évoluent avec l’arrivée de l’informatique. Il est nécessaire de maîtriser ces outils. De plus, aujourd’hui le salarié donne son avis et apporte ses idées sur la manière d’améliorer la production. » Toutefois, le dirigeant rencontre des problèmes dans le recrutement de nouvelles compétences, notamment dans des postes de soudeurs et d’outilleurs. « Nous avons investi dans un robot de soudure pour pallier ce manque », précise Nicolas Martin qui constate, comme beaucoup d’entrepreneurs, qu’il faut être plus réactif pour faire toujours mieux et plus vite. C’est dans cette perspective que la PME va investir prochainement dans la création d’un bureau d’études en interne. L’entreprise ne se présente plus comme un sous-traitant mais comme un partenaire qui participe aux projets de ses clients. « Nous avons un rôle de services et d’échanges avec nos clients qui sont devenus des assembleurs. »

Un maximum de services pour être réactifs
Ces investissements et cette nouvelle stratégie ont permis à UMA d’être reconnue comme un acteur de qualité, notamment auprès du secteur ferroviaire. « Nous venons d’obtenir la norme NFEMA5085 pour la soudure ferroviaire », se félicite le PDG qui investira cette année dans un nouveau logiciel de production et dans de nouvelles machines pour régler les problèmes de dégraissage des pièces. « Nous essayons d’intégrer un maximum de services pour être réactifs. » Nicolas Martin participe à l’action Dynamic, menée et animée par la CCI de l’Aisne, et est membre du pôle PCMS de Soissons, un groupement d’entreprises qui permet de répondre à des appels d’offres plus importants, de rassurer les donneurs d’ordre et d’avoir des compétences supplémentaires proches de chez soi. Quant à Neuilly- Saint-Front, Nicolas Martin estime être bien placé, à proximité de l’autoroute A4 et de Roissy. « Nos clients se situent sur le quart nord-est de la France. La proximité géographique est donc un des enjeux de notre stratégie. Des arguments auxquels vous ajoutez la fidélité et la disponibilité du personnel. »