L’interconsulaire de la Somme valorise les entreprises durables

Publié dans le numéro 3453 par

 

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Le livre est disponible dans les différentes chambres de l’interconsulaire de la Somme

Le livre est disponible dans les différentes chambres de l’interconsulaire de la Somme

L’interconsulaire de la Somme regroupe depuis 40 ans deux chambres de commerce et d’industrie (Littoral Normand-Picard et Amiens-Picardie), la chambre des métiers et de l’artisanat de la Somme et la chambre d’agriculture de la Somme. « Elle accompagne les entreprises de la Somme, cherche la compétitivité économique », explique son président Daniel Roguet, également président de la chambre d’agriculture de la Somme. Elle vient d’éditer un livre de 20 pages : Excellence durable des entreprises de la Somme. L’ouvrage met en avant seize entreprises sélectionnées selon les trois piliers du développement durable : économie, sociétal, environnement. « A l’heure où les entreprises sont vilipendées, il est bon de mettre en avant que les entreprises ont des démarches responsables », déclare Alain Bethfort, le président de la chambre des métiers et de l’artisanat.

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Le livre revient sur les particularités et les démarches en termes de développement durable de ces entreprises. « Je suis allé rencontrer huit dirigeants sur leur lieu d’activité avec qui il y a eu entretiens filmés qui seront diffusés sur un site internet dédié, raconte Alexandra Oury, la rédactrice de cet ouvrage. Et il y a eu huit autres entretiens réalisés par téléphone ». Lors du lancement par l’interconsulaire le 25 janvier à Amiens, quatre d’entre eux étaient présents. Alexandre Droo, agriculteur à Méharicourt, a par exemple évoqué le réseau Dephy (Démonstration, expérimentation et production de références sur les systèmes économes en PHYtosaniraire) auquel il appartient et qui compte huit exploitations. Il s’agit d’un plan lancé en 2011 par le ministère de l’agriculture dans le but de réduire l’usage des produits phytosanitaires. « Nous avons trois à quatre rencontres annuelles où nous échangeons nos expériences, explique Alexandre Droo. Nous essayons d’inventer un nouveau référenciel, pas forcément une nouvelle technique. »
Autre exemple, l’Union des peintres, société coopérative et participative (SCOP) depuis 1927. « L’entreprise appartient aux salariés, explique son président, Jean-Marie Quequet. Il y a un conseil d’administration élu, qui élit un patron, reconnu en temps que tel. Nous sommes dans l’économie de marché, mais avec une vraie éthique dans la répartition. » Pour Frédéric Boye, directeur de SPEE (services de proximités de l’eau et de l’environnement), « aujourd’hui, tout le monde peut avoir une éco-activité en ayant un esprit d’insertion et une expertise sociale ». Quant à Jérôme Dine, gérant de Dine Isolation, il a vanté l’isolation thermique des bâtiments par l’extérieur que son entreprise réalise et les retours positifs de ses clients. « Il y a moins de bruit quand c’est isolé par l’extérieur », assure-t-il. Le livre est édité à 2 000 exemplaires et diffusé dans tout le département dans les chambres consulaires qui composent l’Interconsulaire de la Somme. Une version internet du livre existe aussi, avec des articles plus longs sur les 16 entreprises et les huit entretiens vidéos (http://content. zone-secure.net/entreprisesdurables- somme.com/). Un lien est mis également sur les sites des différentes chambres. Cette initiative est une première pour l’interconsulaire, et pourrait être renouvelée à l’avenir.