Cinq intercommunalités aux sources d’un musée

Publié dans le numéro 3452 par

 

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

Le véritable lancement se fera l’an prochain, à l’occasion du centenaire de la Grande Guerre. Pourtant, le musée est d’ores et déjà en fonctionnement. Des visites ont lieu sur différents sites comme à Tracy-le-Mont. Le musée de territoire 14-18 se situe dans la tradition du souvenir imprégné par la Grande Guerre sur les terres picardes. Ici, l’initiative a quelque chose de particulier avec cinq communautés de communes associées pour refaire vivre aux touristes les batailles ou les histoires qui se sont déroulées dans l’Oise et le sud de l’Aisne. Quatre intercommunalités sont isariennes et la dernière est axonaise. Le territoire englobé fait la jonction entre la Somme et le Chemin des Dames.

Conventions de partenariat
Cela fait bientôt quatre années que le projet est né. La communauté de communes du Canton d’Attichy (CCCA) a été à l’initiative de ce qui se fait aujourd’hui. Dès 2009, des études faisabilité avaient été conduites par la CCCA pour essayer de lancer ce projet. « Il n’y a pas de forme juridique. Ce sont des conventions de partenariat passées entre les différentes communautés de communes », explique Hélène Perrier, coordinatrice du projet. Autour de la CCCA, se retrouvent la communauté de communes du Pays des sources, la communauté de communes du Pays noyonnais, celle des Deux Vallées et enfin celle du Pays de la vallée de l’Aisne. Une ligne rouge, situant la ligne de front, mais aussi celle qui relie les différents sites historiques, servira de balise pour les visiteurs dans ce musée à ciel ouvert. Des chargés de mission dans chacune des communautés de communes sont les fers de lance du projet et le font vivre. Les conventions de partenariat permettent à des actions communes d’être définies. Ce système reste à la disposition de chacun et aucune intercommunalité n’est tenue d’investir autant qu’une autre. Pourtant, des projets de visio-guide, de création de sites, de parcours thématiques ou encore de pistes cyclables sont à l’étude. La majeure partie de ces idées seront mises en oeuvre pour 2014. « Il y aura aussi un volet événementiel dans le cadre des commémorations du centenaire, mais il faut construire quelque chose qui apporte du développement en local après 2018 », poursuite la coordinatrice. Le musée fonctionne déjà avec les offices de tourisme du territoire et les associations sont partie prenante du projet. Elles mènent les visiteurs dans des parcours. C’est déjà le cas la Machemontoise, association de Tracy-le-Mont qui met en avant le patrimoine des carrières du village.

Des actions à développer
Le conseil général de l’Oise et le conseil régional font eux aussi partie des entités impliquées dans ce projet. Un comité de pilotage, réunissant quelques 80 intervenants, permet de maintenir la ligne directrice et les actions ou animations qui sont réalisées. Ce développement du tourisme de mémoire est une vraie nécessité pour l’Oise. Comme il n’y a pas eu de bataille meurtrière comme dans les départements voisins, la vie quotidienne dans les villages touchés sera le principal thème développé. Reste encore de nombreuses actions à développer. Mais avec des budgets limités en ces temps de crise, et alors même que le gouvernement demande aux communes de faire encore des économies, le musée devra peut-être revoir certains de ses objectifs à la baisse.