Un fleuron pour la recherche électrique

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La plate-forme va servir à la fois de centre de certification, mais aussi de recherche pour les batteries utilisant le lithium.

La plate-forme va servir à la fois de centre de certification, mais aussi de recherche pour les batteries utilisant le lithium.

Ce projet a déjà amené des changements pour l’université de Verneuil-en-Halatte, à côté de Creil. Depuis le lancement du projet en 2009, la plate-forme Steeve sécurité a déjà apporté une renommée internationale à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques. Il aura tout de même fallu attendre trois ans pour voir le projet aboutir dans cet espace où seront testées les futures batteries des prochaines générations de véhicules électriques. Avec une galerie de 600 m3 où pourront être simulés des incendies, la plate-forme a vocation à définir les risques liés à ces nouvelles technologies et à trouver des parades pour les équipementiers automobiles. Ce centre d’essais, seul centre français à disposer d’un calorimètre de Tewarson, est déjà lancé. « Nous avons dû démarrer très vite pour répondre à la demande des utilisateurs », assure Delphine Tigreat, directrice de l’établissement. La notoriété de la toute nouvelle plate-forme a accru la reconnaissance internationale de l’Institut, qui met en place de nouvelles collaborations à ce niveau.

Certification Ellicert
La plate-forme possède plusieurs axes de développement. Et celui qui est déjà opérationnel concerne la certification. La plate-forme est en effet référencée pour la certification Ellicert pour les batteries de véhicules électriques. Elle peut certifier les toutes nouvelles batteries fonctionnant au lithium. Pour certifier les batteries, l’Institut procède à des essais dits « abusifs » pour vérifier le niveau de résistance électrique. Pour l’instant, cette capacité de certification tourne à plein régime. « Nous avons une grosse activité de validation. Elle devrait s’équilibrer entre l’optimisation du système et la recherche », poursuit la responsable du site. Cette activité doit aussi progresser car l’idée est de porter le référentiel à un niveau normatif, puis réglementaire. Si la certification ne se fait pour le moment que sur la base du volontariat, cet objectif doit permettre une reconnaissance du travail effectué sur la plate-forme.

Renforcer la notoriété
L’autre axe de développement est la recherche. De ce point de vue, « cette activité s’étale sur toute l’échelle du temps ». Si certains projets émergeront à court terme, d’autres sont voués à sortir de la plate-forme d’ici cinq, dix ou quinze ans. Ce centre de recherche est aussi l’aboutissement d’un travail préalable de l’Ineris qui avait rendu un rapport au ministère de l’écologie en 2011 sur les risques liés aux batteries des véhicules électriques. De cette étude, étaient notamment sortis des scénarios classés “rouges”, comme ceux de la présence de véhicules électriques en parking souterrain. L’établissement, via la nouvelle plate-forme, participe à des projets de recherche comme le projet BatteryNano- Safe. Un projet dont le CNRS et l’université Picardie Jules- Verne sont les partenaires privilégiés. Un autre projet, nommé Degas, doit développer des tests de sécurité liés aux émissions de gaz toxiques générés par les batteries lithium-ion. Tous ces projets vont permettre de renforcer la notoriété d’une plate-forme labellisée i-Trans. Cela montre aussi combien la Picardie est lancée sur la route de l’innovation.