La SAR main dans la main avec le CHSCT pour la sécurité de tous

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Jean-Luc Vincent dirige le site de Ronquerolles, à Agnetz, depuis une dizaine d’années.

Jean-Luc Vincent dirige le site de Ronquerolles, à Agnetz, depuis une dizaine d’années.

La SAR, aujourd’hui une filiale du groupe Eurovial, s’est implantée au hameau de Ronquerolles, à Agnetz, en 1967. Elle fabrique des produits de marquage routier. Cette unité sort chaque année pas moins de 20 000 tonnes de produits chimiques. La cinquantaine de salariés que compte le site est répartie en deux pôles : recherche et production. Dans les deux cas, les risques sont omniprésents. C’est pour cela que la direction travaille étroitement avec les membres du CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail). Formation, réflexion, action…, tous les moyens sont mis oeuvre de façon à ce qu’à tous les niveaux, chaque salarié soit protégé au mieux
« Huit personnes travaillent au centre technique de recherche et de développement. Même si l’on tend à aller vers le vert, les manipulations chimiques restent nombreuses, donc à risques, explique Jean-Luc Vincent. C’est le premier aspect. Ensuite, il y a de nombreux essais en clientèle, donc sur les routes, de France, mais aussi à l’étranger. Selon les pays, les risques sont plus ou moins importants. Cela dépend en grand partie des conduites qui sont parfois anarchiques », estime le directeur. Pour mieux enrayer les risques, la chimie verte, « qui n’a pas d’impact sur la santé », est favorisée. « Quant au reste, on fabrique plus qu’on n’utilise », poursuit le dirigeant de la SAR. Pour les dangers de la route, l’entreprise met l’accent sur les procédures de sécurité par le biais de formations. « Notre budget formation, dans son ensemble, représente 3,5 % de la masse salariale, c’est-à-dire que nous sommes au-dessus des obligations légales », se félicite Jean-Luc Vincent.

Combat de tous les jours
Côté production, aux risques chimiques s’ajoutent ceux liés à la manutention. « Beaucoup de produits sont conditionnés en fûts par exemple. Les chaînes ont été robotisées, ce qui permet de mettre les fûts sur des palettes. On essaie d’avoir des produits en vrac, ce qui évite d’avoir la manipulation de sacs trop lourds. On estime qu’il y a dix ans, un seul homme déplaçait dans une journée une tonne. Aujourd’hui, c’est dix fois moins », précise le directeur.
Le CHSCT compte environ quatre personnes. « Il fut un temps, quand nous étions en dessous des 50 salariés, nous n’étions pas obligés de le mettre en place. Mais nous l’avons voulu pour établir le dialogue et que ses membres participent activement à la recherche de solutions. Et c’est une très bonne chose. Il y a un an, par exemple, nous avons fait construire un nouveau bâtiment de stockage. Il a fallu coordonner les deux activités, la nôtre, mais aussi celle liée au BTP. On a alors sollicité le CHSCT afin de travailler notamment sur les plans de déplacement », affirme Jean-Luc Vincent.
La sécurité, le bien-être (ou du moins le mieux-être) au travail sont un combat de tous les jours à la SAR. « Actuellement, nous planchons sur un nouveau type d’aide à la manutention pour supprimer encore la manipulation de charges car certains salariés doivent encore bouger des sacs. Nous planchons aussi sur le document unique, qui sera notre référence dans le travail », précise le directeur.
Au fil des ans, l’usine n’a cessé d’être modernisée. C’est certainement l’une des explications qui permet de mieux comprendre comment la SAR a pu passer, de 1995 à 2012, de quinze à zéro accidents du travail.