La plate-forme virtuelle des produits locaux

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Lancé en 2011, le site a été mis en ligne après un an de test. Au début du projet, la plate-forme comptait 2 collèges et 10 agriculteurs.

Lancé en 2011, le site a été mis en ligne après un an de test. Au début du projet, la plate-forme comptait 2 collèges et 10 agriculteurs.

Aujourd’hui, il existe deux plates-formes pour la distribution des produits régionaux. Une physique pour les produits secs et liquides, et une virtuelle pour les produits frais. La plate-forme physique est gérée au niveau régional par une association, avec la participation de la chambre d’agriculture de Picardie. La plate-forme virtuelle a, quant à elle, été développée dans la Somme en novembre 2011, financée par la chambre d’agriculture et le conseil général de la Somme à hauteur de 50 %. A la rentrée 2012, on comptait 72 producteurs et 62 acheteurs professionnels, dont 97 % de collèges enregistrés.

Privilégier les circuits courts
L’expérience a été tentée suite à une demande du conseil général de la Somme qui cherchait une solution pour fournir les collèges du département en produits locaux. « En 2010, nous avons testé ce projet sur deux collèges, Nesle et Villers-Bocage. A chaque fois, nous avons pris un groupe de producteurs situés à côté, qui pouvaient fournir légumes, fruits, produits laitiers et viandes, une gamme complète donc, et nous les avons mis en relation », explique Marie Deshayes, ingénieurconseil en circuits courts à la chambre d’agriculture, qui gère la plate-forme. « Nous nous sommes développés petit à petit mais nous avions peur de ne pas y arriver parce qu’à chaque collège il y a un catalogue différent, des demandes différentes avec des prix différents. Cela faisait trop de gestion… Nous avons donc eu l’idée de mettre en place un outil de distribution en ligne. »

www.somme-produitslocaux.fr est accessible aux agriculteurs, producteurs et acheteurs professionnels.

www.somme-produitslocaux.fr est accessible aux agriculteurs, producteurs et acheteurs professionnels.

Comment ça marche ?
Cet outil a vu le jour après un an de tests. Il est accessible à tous, agriculteurs, producteurs et acheteurs professionnels, à l’adresse suivante : www. somme-produitslocaux.fr. La problématique principale était d’approvisionner les 44 collèges de la Somme et d’assurer les 2 500 000 repas par an tout en augmentant la gamme de produits, en respectant le principe de proximité et en permettant à un maximum d’agriculteurs de participer au projet. Pour cela Marie Deshayes applique un principe simple : « Nous cherchons le producteur qui est à côté de l’établissement, en vente directe, sans intermédiaire, ce qui permet un échange avec le cuisinier pour adapter les produits. » Le site en lui-même se découpe d’une façon très simple. « Il y a un espace grand public d’information, vraiment global, et ensuite trois espaces privés : celui de l’acheteur, avec un catalogue où ses produits sont référencés ; un espace privé agriculteur, où il met ses produits à destination des acheteurs. De notre côté, nous avons un espace administrateur où l’on gère les commandes. Si une commande n’est pas validée par l’agriculteur, on l’appelle pour lui demander de la valider, commente Marie Deshayes, avant d’ajouter : Sur l’espace « acheteur » vous avez des petites infos sur les producteurs et les produits disponibles. Il y a une carte (l’aspect proximité joue plus que le prix) où est indiqué un producteur qui fabrique des produits laitiers, et cela, le plus proche d’Amiens par exemple. »Au tout début, les questions des acheteurs portaient sur l’hygiène, surtout de la part des collèges. Il a donc été décidé de mettre toutes les informations en ligne, dont l’attestation du laboratoire vétérinaire qui assure l’absence de listéria ou de salmonelles. « En cliquant sur le nom du producteur vous avez toutes les informations : fiche de la ferme, description, numéro Siret, numéro d’agrément d’atelier pour l’hygiène, des photos et des éléments obligatoires comme l’attestation CE, l’attestation d’assurance responsabilité civile, l’extrait K-bis, et même des analyses microbiologiques. »
En plus de ces informations, le producteur assure la mise en ligne de son texte de présentation et de ses photos. Il décide ensuite s’il veut recevoir ses commandes par fax, par mail ou par téléphone, s’il veut livrer ou pas, quel jour, s’il y a un seuil minimal de commandes et des frais de port. Il gère également son catalogue, indique la disponibilité des produits et leur provenance (de la ferme même, si c’est de l’achat-revente ou s’il s’agit d’une coopérative).