Entreprises citoyennes

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La RSE cible notamment le bien-être social dans l’entreprise. Ici, exemple de l’ergonomie au travail.

La RSE cible notamment le bien-être social dans l’entreprise. Ici, exemple de l’ergonomie au travail.

Plus qu’un concept, la responsabilité sociale de l’entreprise – ou RSE – permet de donner du sens, du lien et de la confiance. Pour sensibiliser à cette démarche éthique et vertueuse, le réseau des chambres de commerce et d’industrie de Picardie lance les Trophées RSE en Picardie. Ces Trophées viendront récompenser les actions particulièrement exemplaires des entreprises de Picardie sur une des sept catégories ciblées. « Un des thèmes intitulé « relations avec le territoire » envisage les partenariats avec une collectivité pour le transport des salariés, des marchandises, la collecte des déchets, l’énergie ou n’importe quoi d’autre, voire même la création d’une association d’entrepreneurs… L’idée est que l’entreprise interagit sur son territoire », illustre Dany-Laure Lavillette, du service animation économique de la CCI Picardie. Les entreprises qui recevront ces trophées seront présélectionnées sur dossier par un jury d’experts, puis chaque initiative présélectionnée sera défendue devant ce jury.

Sept catégories ciblées
Pour souligner l’ancrage territorial et le fonctionnement en réseau, les dossiers devront être remplis et défendus par un organisme d’accompagnement des entreprises (chambre consulaire, syndicat professionnel, collectivité, association…). Les dossiers devront être retournés à la CCI de région avant le 15 janvier 2013. Le jury se réunira le 15 février 2013 pour désigner les lauréats par catégorie. Pour faire son choix parmi les catégories, voici un panorama de celles-ci. Pour la catégorie « bien-être social dans l’entreprise », figurent des questions telles que la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (qui est une gestion anticipative et préventive des ressources humaines), mais aussi la question de l’ergonomie des postes de travail, l’aménagement d’espaces ou la formation continue. Le thème de « l’égalité des chances » traite de la lutte contre les inégalités, l’accueil du handicap ou la reconnaissance des acquis de l’expérience. Pour ce qui est de « la gouvernance étendue », la création d’un comité de direction, la mise en place de mini-usines ou de cercles de développement d’idées ne signifie pas que tout le monde décide où va l’entreprise mais que chacun contribue à son niveau. En matière « d’innovation pour l’avenir », il s’agit de développer des produits ou services innovants, d’améliorer des process, ou de mener une politique globale d’innovation. « Là, nous sommes bien sur l’innovation mais dans un projet ; l’impact sur l’environnement et le social seront pris en compte », reprend Dany-Laure Lavillette. La catégorie “croissance économique” reprend des notions telles que l’organisation ou les concepts induisant une bonne ou excellente rentabilité dans un secteur difficile, ou encore toute initiative ayant permis une amélioration sensible de la rentabilité. « Là encore, les impacts environnementaux et sociaux seront regardés même s’ils ne sont pas centraux dans cette catégorie », conclut-elle. Côté « environnement », place aux économies d’énergie, à la gestion des déchets et la limitation des impacts environnementaux. Enfin, la catégorie « relations avec le territoire » prévoit, par exemple, un partenariat avec une collectivité pour le transport des salariés, des marchandises, la collecte des déchets, l’énergie ou la création d’une association d’entrepreneurs… L’idée est que l’entreprise interagit sur son territoire.