Des dents blanches chez Center Smile

Publié dans le numéro aisne par

 

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

 

Kamel Chlagou veut, avec son magasin, redonner le sourire à ceux qui n’osent plus montrer leurs dents tâchées.

Kamel Chlagou veut, avec son magasin, redonner le sourire à ceux qui n’osent plus montrer leurs dents tâchées.

D’emblée, Kamel Chlagou se montre rassurant. « Le taux de peroxyde d’hydrogène utilisé n’est que de 0,1 % », rassure-t-il. Au vu de la polémique à propos des bars à sourire, le responsable du Center Smile de Noyon veut éviter de s’attirer les foudres des dentistes. S’il a eu l’idée de monter ce magasin original, c’est parce qu’il a lui-même déjà testé un tel système. « Cela existe depuis très longtemps à l’étranger. Aux Etats-Unis, les bars à sourire existent depuis trente ans », souligne-t-il. Il ne se substitue pas aux dentistes. Son objectif est simplement de redonner le sourire à ses clients en leur redonnant des dents blanches. Il n’hésite pas à brandir le texte de loi lui imposant d’utiliser un taux très réduit de peroxyde pour démontrer que cette opération n’est pas dangereuse.

20 000 € d’investissement
L’installation de son commerce a tout de même réclamé un investissement de près de 20 000 €. Outre les appareillages spéciaux destinés à blanchir les dents, il a également fait l’acquisition de fauteuils massants. La séance de blanchiment de dents dure une demi-heure ou une heure pour un prix n’excédant pas 95 €, contre 200 à 1 200 € chez un dentiste. Le but est de proposer un moment de détente aux clients en leur permettant de repartir avec un sourire avec des dents blanches. « Certaines personnes ne sourient pas à cause des tâches sur leurs dents. Une fois qu’elles ont fait le processus, elles peuvent sourire à nouveau », précise-t-il. L’opération se fait simplement en appliquant le produit sur les dents, puis en les exposant durant la durée voulue à une lampe à ultraviolets. Auparavant, le responsable du bar à sourire aura mesuré, avec un comparateur, le niveau de jaunissement des dents. « Le blanchiment permet d’enlever les tâches de tabac, colorant, thé, café ou vin », assure-t-il.
Le jeune entrepreneur espère bien glaner de nouveaux clients, en dépit de la mauvaise presse faite aux bars à sourire sur le reste du territoire national. Pour lui, l’ouverture de ce commerce est un vrai défi. A la base, Kamel Chlagou s’était lancé dans une formation dans la prévention et sécurité. Sa curiosité l’a poussé à tester un jour le blanchiment de ses dents. L’essai de vingt minutes s’est avéré concluant et il a décidé de se lancer dans l’aventure à Noyon, malgré la forte pression des dentistes sur une activité qui se révèle lucrative dans les grandes villes. Reste désormais pour lui à confirmer l’essai. Pour cela, il lui faudra déjà combattre les préjugés et démontrer que l’opération n’a aucune incidence sur les dents… et qu’elle rend le sourire.