Le Cetim s’invite chez MBK

Publié dans le numéro 3433 par

 

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Les membres du Cetim ont pu découvrir l’assemblage des différentes pièces des moteurs de hors-bord produits au sein du site saint-quentinois.

Les membres du Cetim ont pu découvrir l’assemblage des différentes pièces des moteurs de hors-bord produits au sein du site saint-quentinois.

Rendez-vous était donné dans les immenses bâtiments en bordure de Saint-Quentin. Sur environ 141 000 m², la production d’engins motorisés tourne à bas régime en ce moment. « C’est la basse saison », explique Francis Mazure, viceprésident administratif du site. Dans la salle de réunion, à l’entrée du site de production, ce dernier explique à la soixantaine d’adhérents du Centre technique des industries mécaniques (Cetim) le fonctionnement de l’usine. « MBK, c’est 100 000 produits à l’année. Pour deux tiers, ce sont des deux-roues et un tiers, des moteurs de hors-bord », poursuit-il. Une partie de cette production est réalisée par des robots. La robotisation était d’ailleurs le thème abordé pour ce Lundi de la mécanique organisé par le centre technique.

Installation robotisée
L’organisation avait choisi le site de MBK en raison de cette spécificité et l’utilisation de la robotique dans la production : de la presse dans laquelle sont créées certaines pièces des moteurs de hors-bord à la peinture, en passant par la fabrication des scooters. Bien que non adhérente au Cetim, le centre technique s’intéresse de près aux secteurs de l’industrie bordant celui de la mécanique pure. « Ce sont des voisins proches », expliquait Laurent Picot, membre du Cetim. Pour parfaire les connaissances et transférer les résultats des travaux de R&D du Cetim aux entreprises adhérentes, de telles rencontres ont lieu trois fois par an et par région. Une précédente visite avait eu lieu dans les locaux d’Aerolia à Méaulte sur le sujet de la tomographie à rayons X (un scanner pour les pièces mécaniques).
Pour l’heure, la visite a débuté par les ateliers de fabrication des moteurs de hors-bord. Pour ce début d’après-midi, peu d’employés étaient au travail. La haute saison se situant de janvier à juin, les lignes de production étaient beaucoup moins fournies. Toutefois, les visiteurs ont pu apercevoir certaines phases de fabrication, l’assemblage des ensembles moteurs, la presse servant à transformer des lingots d’aluminium en pièces pour moteur ou encore l’installation entièrement robotisée de peinture des différentes pièces, qui a été installée il y a trois ans. La visite s’est poursuivie par un passage rapide dans les ateliers de soudure des pots d’échappement pour scooters et motos. L’usine produit des deux-roues, montés dans des lignes d’assemblage robotisées. Pour l’Europe, la totalité des deux-roues de la marque sont fabriqués ici depuis la fermeture de l’usine espagnole du groupe Yamaha en avril dernier. Mais les trois quarts des véhicules fabriqués partent à l’exportation. Une marque de fabrique pour une entreprise mêlant des cultures d’entreprise française et japonaise.