La Trocante suit les modes de consommation

Publié dans le numéro 3432 par

 

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Chantal Briatte dirige deux magasins, l’un à Saint-Quentin, l’autre à Amiens, qui emploient huit salariés.

Chantal Briatte dirige deux magasins, l’un à Saint-Quentin, l’autre à Amiens, qui emploient huit salariés.

En cette période économiquement difficile, les magasins de dépôt-vente ont le vent en poupe. Les enseignes d’envergure nationale sont de plus en plus nombreuses pour le plus grand bonheur des consommateurs, à la fois vendeurs et acheteurs. La Trocante fait partie de ces enseignes qui connaissent un certain succès. Chantal Briatte est de ces franchisés. Cette Saint- Quentinoise a repris il y a cinq ans un dépôtvente, situé rue de Guise, à quelques pas du centre-ville. « Cette boutique a été créée il y a seize ans. Nous avons revu l’ensemble du magasin, sa marchandise, son organisation, ses prix, sa notoriété. Ce fut un long travail qui a demandé cinq ans », se souvient Chantal Briatte qui a décidé de passer par la franchise pour se lancer. « Les banquiers vous suivent plus facilement si vous avez derrière vous un appui. C’est le cas de La Trocante. »

Les cadres, nouvelle clientèle
Le fourre-tout de l’ancien propriétaire a laissé place à un vrai magasin de 2 100 m², avec des espaces identifiés, des rayonnages installés et une mise en valeur des produits déposés. L’informatique a fait aussi son apparition pour gérer les quelque 20 000 références : chaque produit est codifié, permettant ainsi de mieux gérer les flux de marchandises et financiers. De nouveaux espaces ont vu le jour : une boutique high-tech de 400 m² (informatique, consoles de jeux, connectique), librairie (BD et romans), musique (CD, DVD, vinyles). « Nous louons aussi de la sono pour les week-ends », ajoute Chantal Briatte. L’entreprise s’adapte et répond aux évolutions de consommation. Ainsi, des foires thématiques ont lieu chaque mois. En août, La Trocante avait organisé une foire à l’étudiant « avec du petit meuble pas cher ». En ce mois de septembre, c’est l’informatique qui est mise en avant. « Pour Noël, nous organisons une opération jouets qui connaît un certain succès », constate la dirigeante qui emploie cinq personnes. En cinq ans, Chantal Briatte a vu les modes de consommation changer. « Nous ne vendons plus de meubles anciens et en chêne massif. Nos clients veulent du meuble moderne et consommable. » Et la clientèle n’est plus que smicarde ou sans emploi : elle s’est élargie aux cadres. Preuve que La Trocante s’adapte.

Un second magasin à Amiens
Après le déploiement de la stratégie, la dirigeante veut aujourd’hui affirmer le sérieux de son entreprise. Ainsi, la dirigeante a adhéré à un réseau argus pour le matériel informatique « qui permet aux gens de savoir où ils en sont ». De même, elle a suivi une formation pour reconnaître un bijou et sa valeur pour en déterminer le prix. De plus, certains matériels, notamment informatiques, sont garantis trois mois. « Nous réfléchissons pour passer cette garantie à six mois », renchérit Chantal Briatte. Pour alimenter son magasin, Chantal Briatte dispose de trois sources : le dépôt par les particuliers, les articles neufs (invendus, déstockages) provenant de professionnels et les ventes aux enchères. Après Saint-Quentin, Chantal Briatte a ouvert un second magasin à Amiens, dans le quartier Saint-Fuscien, près de la cité scolaire. « Nous avons la même stratégie pour les deux magasins. » Le magasin d’Amiens emploie trois salariés. « Notre cheval de bataille est de proposer tout type de produits et d’être compétitifs pour apporter satisfaction à notre clientèle », conclut Chantal Briatte.