La révolution du TBI est en marche

Publié dans le numéro 3433 par

 

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Le cours, dispensé à l’aide d’un TBI et d’un stylo graphique, peut être très attractif pour des collégiens d’aujourd’hui.

Le cours, dispensé à l’aide d’un TBI et d’un stylo graphique, peut être très attractif pour des collégiens d’aujourd’hui.

Le glas n’a pas encore sonné, annonçant la fin du tableau noir et de la craie dans les salles de cours. Mais depuis quelque temps, dans les collèges de l’Aisne, ce bon vieux tableau qui empoussière les mains de ceux qui y écrivent n’est plus au centre de certaines classes. On l’a poussé sur le côté pour installer à sa place un tableau blanc interactif, un TBI (on dit aussi TNI : tableau numérique interactif). L’appareil est une tablette tactile géante qui mesure 1,80 m de long sur 1,20 m de large (soit 2,20 m de diagonale). Le TBI affiche le bureau de l’ordinateur auquel il est connecté. Le professeur peut alors lancer toutes sortes d’applications pédagogiques à l’aide d’un stylo graphique et y adjoindre les projections d’un vidéoprojecteur à focale courte. Sur le TBI, les élèves suivent donc en temps réel le déroulement interactif du cours qui s’y affiche et celui, tout aussi interactif, des exercices.

Avec l’environnement numérique de travail
« Dans chacun des 57 collèges de l’Aisne, nous avons installé pour l’instant un à quatre TBI, souligne Fabrice Cahier, directeur des systèmes d’information au conseil général de l’Aisne. Un ensemble (TBI, ordinateur, logiciels pédagogiques et vidéoprojecteur) coûte 3 700 € HT. Nous avons fait installer au total deux cents TBI » Les TBI (de la marque Promethean) font partie de l’installation dans les collèges de l’Aisne de l’environnement numérique de travail (ENT). Et Fabrice Cahier d’ajouter : « Le conseil général a d’abord financé le câblage des salles de cours pour assurer un accès à Internet. Ensuite, chaque collège est équipé pour faciliter son entrée dans l’ère numérique : ordinateurs portables et fixes, TBI, imprimantes, vidéoprojecteurs. Le matériel est installé, fixé au mur et prêt à être utilisé. Nous assurons également la maintenance et la formation. » Depuis 2008, quelque 6 M€ ont été dépensés pour l’ENT dans l’Aisne, qui concerne tout de même 25 000 collégiens et leurs 2 800 professeurs.
La première phase de l’installation des TBI s’achèvera à la fin de l’année. Le conseil général prépare une deuxième campagne d’équipement qui comprendra le renouvellement des TBI anciens et des ordinateurs portables des professeurs de collège.

Quelque 92 % des collégiens connectés
Pour l’heure, au collège Charlemagne de Laon par exemple, l’utilisation de TBI, notamment en cours de mathématiques, est vécu par les enseignants comme un progrès pédagogique. L’établissement compte à ce jour quatre TBI. « Les professeurs doivent être volontaires, explique Luc Chaufard, 39 ans, professeur de maths en classes de 5e, 4e et 3e. Le TBI me permet d’utiliser beaucoup de ressources numériques pendant les cours. Je peux rendre mon cours très attractif, en direct, face aux élèves. De plus, je garde en mémoire ces cours diffusés via le TBI. Leurs contenus peuvent être exportés sur l’ENT du collège, sur son site internet que les élèves peuvent consulter chez eux. » Le professeur se servant d’un TBI, n’ayant plus besoin d’écrire son cours au tableau, peut donc consacrer plus de temps à ses élèves. Mais il faut qu’il ait préparé sur son ordinateur portable cours et exercices interactifs avec la formidable boîte à outils du TBI. Ce qui est la contrainte d’une pédagogie très différente de celle, traditionnelle, du tableau noir.
Le conseil général de l’Aisne a recensé que 92 % de ses collégiens disposent chez eux d’un ordinateur connecté à Internet. Il enregistre pour l’instant quelque 400 000 connections en moyenne chaque mois au portail numérique de l’ENT des collèges de l’Aisne.