Immobilier : un marché diminué dans l’Aisne

Publié dans le numéro 3435 par

 

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Bernard Ferrand, président de la Chambre des notaires de l’Aisne.

Bernard Ferrand, président de la Chambre des notaires de l’Aisne.

Le marché des terrains à bâtir est le plus sensible à la morosité économique et sociale qui s’est abattue sur l’Aisne depuis un an. Entre juin 2011 et juin 2012, la Chambre des notaires de l’Aisne (72 adhérents) a constaté des chutes de 17 % à 48 % du nombre de transactions sur le marché des terrains à bâtir suivant leur classification.
La chute sur un an atteint 15,4 % dans l’arrondissement de Saint-Quentin, avec un prix moyen de vente des terrains à bâtir de 34 200 €. Les arrondissements de Laon et de Soissons – de meilleure réputation immobilière et très fréquentés par les Franciliens – s’en sortent bien mieux avec des hausses respectives de 9,9 % et de 6,2 %. « Actuellement, les dernières dispositions fiscales ont tendance à freiner l’investissement dans l’immobilier, explique Bernard Ferrand, président de la Chambre des notaires de l’Aisne. Les taxes sur les terrains constructibles découragent l’investisseur, de même que l’augmentation de l’impôt sur les plus-values immobilières. » La loi oblige aujourd’hui à garder son bien trente ans pour le moins avant de bénéficier d’une exonération d’impôts sur les plusvalues. Qui plus est, au grand dam des notaires axonais, la fin de la loi Sellier a freiné d’un coup sec la vente des appartements neufs.

L’ancien tient bon à Saint-Quentin
Quant à l’ancien (les prix sont en recul dans l’Aisne depuis un an), la suppression des prêts à taux zéro affecte beaucoup ce marché capital dans l’Aisne. Dans l’arrondissement de Saint-Quentin, par exemple, les prix de vente des appartements anciens ont baissé de 2,7 % depuis un an (1 139 € le mètre carré, 73 200 € en moyenne pour 64 m²).
Les notaires de l’Aisne, en étudiant le marché des résidences secondaires, qualifient maintenant les acheteurs « d’hésitants puisqu’ils ne sont pas sûrs de garder ces résidences 30 années durant ». Ce marché des maisons anciennes (prix de vente moyen à 124 200 €), bien que plus contrasté que les autres dans l’Aisne, est affecté aussi par la morosité générale avec une baisse, sur un an, de 1,3 %. Mais à Saint-Quentin même, selon les notaires, il se serait assez bien tenu avec une hausse générale de 7,5 % (106 600 € de prix de vente en moyenne), malgré des chutes importantes dans le centre-ville (-3,7 %) et le Faubourg-d’Isle (-2 %).