Des prothèses pour revivre

Publié dans le numéro 3435 par

 

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Pour Jennifer Dubois, les perruques ont bien changé.

Pour Jennifer Dubois, les perruques ont bien changé.

Quand on suit une chimiothérapie, pas facile, surtout pour les dames, de perdre ses cheveux. Ancienne prothésiste capillaire dans un salon de coiffure d’Amiens, Jennifer Dubois s’est lancée à son compte à Chépy avec l’aide de l’association Compétences pour l’entreprise, installée dans sa commune. Elle vend et pose des perruques. Pour se faire connaître, elle se présente dans les hôpitaux, chez les coiffeurs, dans les pharmacies, etc., et distribue des catalogues. Elle est spécialisée aussi dans les compléments capillaires.

Trouver les mots justes
« C’est un métier intéressant car nous sommes au contact des personnes, confiet- elle. Mon intervention se fait en plusieurs étapes. Dans un premier temps, il est important qu’elles acceptent la maladie, de perdre leurs cheveux et de porter une perruque. Soit c’est bien vécu, soit c’est le contraire. Il faut trouver les mots justes. Ce n’est pas évident. »
Jennifer Dubois intervient avant même que les personnes malades perdent leurs cheveux. Lorsque les premiers commencent à tomber, elle préfère raser ses clientes. « Cela leur évite de les perdre à longueur de journée et puis une perruque tient mieux sur une tête nue », explique-t-elle. Les perruques qu’elle pose sont en synthétique. Le budget est compris entre 200 et 700 euros. La Sécurité sociale apporte une aide de 125 euros. Avec les années, les perruques ont gagné en qualité et en naturel.

Coupes actuelles
« Les coupes sont très actuelles, présentet- elle. Les couleurs sont plus nombreuses. Les implantations ne se voient plus. Le cuir chevelu est imité. Après commande, elles sont disponibles sous quarante-huit heures. Bien entretenues, elles peuvent être portées durant un an, voire plus. Pour les personnes qui n’aiment pas les perruques, je peux proposer des foulards, des turbans. Intervenir au domicile des personnes est plus discret. »
Elle propose aussi la vente et la pose de compléments capillaires, qui concernent plus les messieurs, en particulier lors de calvities. Après la prise d’empreintes, les compléments capillaires partent en usine pour être conçus sur mesure. Ils sont ensuite collés ou appliqués par tissage. Jennifer Dubois peut se déplacer dans la Somme, la Seine-Maritime et dans une partie de l’Oise…