Alliance emploi sécurise la flexibilité de ses salariés

Publié dans le numéro 3432 par

 

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Au contraire de groupements d’employeurs spécialisés, Alliance emploi se veut multisectoriel et répertorie une centaine de métiers.

Au contraire de groupements d’employeurs spécialisés, Alliance emploi se veut multisectoriel et répertorie une centaine de métiers.

Les premiers Trophées des groupements d’employeurs ont apporté son lot de satisfaction pour Alliance emploi. Avec deux récompenses reçues l’association du Nord-Pas-de-Calais-Picardie, plus gros groupement d’employeurs (GE) de France, a été distinguée dans les catégories « Dialogue social et gouvernance/ relations entreprises adhérentes ». « C’est d’abord une reconnaissance de nos pairs. Cela met en lumière notre professionnalisme et notre expertise », souligne Mehdi Ikaddaren, responsable de la communication du groupement. Cet événement, qui a eu lieu le 12 septembre au Puy-du-Fou, a servi de tremplin à l’ensemble des groupements d’employeurs qui ont fait en sorte de rendre leur voix plus audible dans le domaine de la « flexi-sécurité à la française ».

Des salariés mis à disposition
Alliance emploi est loin d’être novice dans le domaine. L’association a été fondée en 1998 dans le Nord – Pas-de-Calais à l’initiative de l’organisation patronale Entreprises et Cités et compte des agences à Lille, Arras ou Dunkerque, avec chacune une spécificité. Au fil des années, le GE a grossi. Il emploie aujourd’hui près de 700 salariés dans quelque 350 entreprises ou industries de tous types. « Nous sommes sous le régime associatif. Cela montre vraiment toute notre ingénierie professionnelle », poursuit le chargé de communication. Alliance emploi se charge de recruter et de gérer des salariés qu’elle met à disposition des entreprises adhérentes. Environ 80 % d’entre eux sont recrutés sous contrat à durée indéterminée. S’il s’agit d’ouvriers qualifiés ou d’opérateurs de production, le groupement les met à disposition sur de longues durées. Pour les cadres, ingénieurs ou informaticiens par exemple, les entreprises les embauchent sur des périodes beaucoup plus courtes, d’une journée ou deux par semaine.

Emplois stables
Cette vocation à mettre les salariés à disposition des entreprises via le temps partagé est le fondement même de l’association. « L’objectif secondaire est de sécuriser le parcours du salarié », précise Mehdi Ikaddaren. Chaque agence d’Alliance emploi est fonction du bassin d’emploi sur laquelle elle se trouve et elle recrute les salariés en conséquence. Ces derniers ne seront amenés à travailler que sur un secteur d’une cinquantaine de kilomètres autour de l’agence. « Nous nous considérons aussi comme un employeur à part entière. Les salariés acceptent le principe du temps partagé. Seulement 10 % d’entre eux finissent par être employés par une entreprise adhérente. » Cette sécurisation passe pour les travailleurs saisonniers, dans l’agroalimentaire notamment, par une mutualisation des besoins avec des emplois stables à temps plein. Des emplois qu’ils retrouveront d’une année sur l’autre. Les entreprises y trouvent aussi leur intérêt car elles connaissent les personnes venant travailler en leur sein. En ces temps de crise, le groupement peut se targuer d’avoir répondu aux exigences de flexibilité des entreprises.